Le député Hassan Fadlallah (Hezbollah), lors d'une conférence de presse au Parlement, le 5 février 2020. Photo fournie par le Parlement
Le député libanais Hassan Fadlallah (Hezbollah) a affirmé mercredi qu' un amendement constitutionnel visant à poursuivre en justice les responsables politiques en fonction bénéficiant d'une immunité avait été rédigé, alors que le mouvement de contestation qui secoue le Liban depuis plus de trois mois accuse la classe dirigeante de corruption.
"Les autorités judiciaires compétentes m'ont clairement expliqué qu'il était impossible qu'un ministre rende des comptes à la justice car il y a un texte constitutionnel qui ne permet qu'à la Haute Cour de justice de poursuivre les présidents et les ministres", a déclaré M. Fadlallah lors d'une conférence de presse au Parlement. "Ce texte empêche la justice ordinaire de poursuivre les ministres en fonction ou qui l'ont été", a-t-il ajouté.
"J'essaye de combler les lacunes et d'éliminer les prétextes de ces textes, et nous avons travaillé sur un amendement de la Constitution permettant de poursuivre le Premier ministre et les ministres pour les crimes concernant l'argent public, la corruption et les crimes ordinaires", a conclu le député.


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