Un changeur manipulant une liasse de billets de 100.000 livres libanaises. Photo d'archives Reuters
Le président du syndicat des changeurs libanais, Mahmoud Mrad, a affirmé mardi au Premier ministre Hassane Diab que les bureaux de change non agréés ne respectaient pas le plafond de 2.000 livres libanaises à l'achat du dollar fixé par la Banque du Liban, leur imputant la hausse du cours de la livre.
"Nous nous sommes entendus avec le gouverneur (de la banque centrale, Riad Salamé, ndlr) pour plafonner le prix de l'achat du dollar à 2.000 LL et cela est encore en cours d'essai, et nous espérons pouvoir instaurer cela", a dit M. Mrad lors d'un entretien au Grand Sérail avec le Premier ministre. "Mais jusqu'à présent, les changeurs ne bénéficiant pas de licence ne respectent pas cet accord, ce qui provoque une déstabilisation du marché. Les autorités judiciaires ont commencé à poursuivre ces bureaux de changes non agréés (...)", a-t-il ajouté.
"Le Premier ministre nous a promis des développements positifs et nous espérons voir bientôt des avancées sur le plan économique", a également dit Mahmoud Mrad.
Dans un contexte de crise économique et financière inédite depuis trente ans, les restrictions sur la circulation du billet vert ont dopé le taux livre/dollar chez les changeurs, où il navigue au-dessus de 2 000 livres depuis fin 2019, tandis que la parité officielle de 1.507,5 livre pour un dollar est toujours appliquée pour les transactions bancaires (avec une dizaine de livres de marge). Le 21 janvier dernier, le syndicat des bureaux de change a de plus annoncé avoir accepté de plafonner à 2.000 livres le taux de change à l’achat pour limiter la hausse du cours.


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