Henri Eddé, ingénieur architecte, ancien ministre, nous a quittés il y a dix ans, le 1er février 2010. Dans son livre Le Liban d’où je viens, il écrivait ceci : « En optant pour des modèles économiques fondés sur l’exploitation, le profit et la toute-puissance de l’argent, en persistant à protéger les profiteurs, le Liban deviendrait à tout jamais un paradis pour les riches, un enfer pour les pauvres. » Évoquant les jeunes, il concluait ainsi : « S’ils se réveillaient un matin animés d’une foi capable » de soulever leurs montagnes « et qu’ils décidaient de se réunir pour accorder leurs idéaux, s’ils réussissaient à éclairer leurs concitoyens sur les enjeux vitaux en question, s’ils savaient distinguer ceux d’entre eux capables d’organiser leur rassemblement, peut-être parviendraient-ils demain à sortir leur pays de l’ornière où notre génération l’a enfoncé ».
Nous remercions cet homme qui s’est battu de toutes ses forces contre l’indigence et la corruption de l’État, d’avoir existé. Le réveil qu’il a tant espéré est en cours. Puisse-t-il se maintenir, se renforcer et avoir raison de l’imposture, avec le temps.
Sa famille qui le garde tendrement et précieusement en mémoire


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir