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L'alliance Renault Nissan peut se renforcer sans toucher au capital

Les logos des constructeurs automobiles Renault et Nissan. Photo d'archives Christian Hartmann/Reuters

Renault, Nissan et Mitsubishi ont annoncé jeudi la publication simultanée vers mai de nouveaux plans stratégiques pour chacun des trois membres de l'alliance, assortie d'une méthode de travail pour tirer parti des atouts de chacun sans avoir à modifier la structure actionnariale.

L'alliance franco-japonaise, fragilisée depuis fin 2018 par la disgrâce de son dirigeant historique Carlos Ghosn, cherche à retrouver un nouveau souffle sous la houlette d'une direction renouvelée. Renault et Nissan ont été contraints l'an dernier de renoncer aux objectifs de leurs plans stratégiques respectifs 2017-2022 face à une dégradation des ventes sur plusieurs marchés stratégiques et à une perte de vitesse des ventes à des partenaires, une des recettes du succès de l'alliance.

"Nous partageons tous un sentiment d'urgence", a dit Jean-Dominique Senard, président de Renault et de l'alliance, à des journalistes à l'issue d'une réunion au Japon du conseil opérationnel de Renault-Nissan-Mitubishi, ajoutant qu'il n'avait "pas d'autre option" que de changer. Il a précisé que ces changements pouvaient se faire sans modifier la structure capitalistique de l'alliance. Critiquée au Japon en raison de son déséquilibre en faveur de Renault, ce montage contrarie aussi les marchés financiers qui plaident régulièrement pour une simplification via une fusion.

"Les trois entreprises ont réaffirmé que l'alliance est essentielle à la croissance stratégique et à l'amélioration de la compétitivité de chacune d'entre elles", ont ajouté les trois partenaires dans un communiqué commun. Dans ce but, l'alliance a ratifié jeudi un nouveau cadre pour exploiter les points forts de chaque entreprise. Nissan est nommé référent pour la Chine, Renault pour l'Europe et Mitsubishi pour l'Asie du Sud-est tandis qu'en matière d'ingénierie, chaque entreprise prendra la tête du développement d'une technologie clé, qui sera ensuite diffusée auprès des autres partenaires.
L'alliance s'est contentée de présenter cette méthode, dite "leader/follower", mais n'a pas donné d'exemple concret de cette répartition des rôles.

Des sources proches de Renault et de l'alliance ont dit à Reuters que si les synergies entre Renault et Nissan sont utilisées à plein, grâce à leur nouveau programme électrique commun, c'est loin d'être le cas dans l'hybride, où les trois constructeurs ont développé trois systèmes très différents.

L'alliance a également décidé de mettre en commun les objectifs européens d'émissions polluantes dès 2020, ce qui signifie que la norme des 95 grammes de CO2 maximum au kilomètre sera appliquée aux trois constructeurs comme s'ils ne faisaient qu'un.

Renault, Nissan et Mitsubishi ont annoncé jeudi la publication simultanée vers mai de nouveaux plans stratégiques pour chacun des trois membres de l'alliance, assortie d'une méthode de travail pour tirer parti des atouts de chacun sans avoir à modifier la structure actionnariale. L'alliance franco-japonaise, fragilisée depuis fin 2018 par la disgrâce de son dirigeant historique Carlos Ghosn, cherche à retrouver un nouveau souffle sous la houlette d'une direction renouvelée. Renault et Nissan ont été contraints l'an dernier de renoncer aux objectifs de leurs plans stratégiques respectifs 2017-2022 face à une dégradation des ventes sur plusieurs marchés stratégiques et à une perte de vitesse des ventes à des partenaires, une des recettes du succès de l'alliance. "Nous partageons tous un sentiment d'urgence",...