L'Irano-Britannique Zaghari-Ratcliffe. Photo d'archives Family Handout/Reuters
Le mari d'une Irano-Britannique emprisonnée en Iran a estimé jeudi qu'il existait un "fossé" entre son approche et celle qu'il voudrait que Londres adopte pour obtenir sa libération, après une rencontre avec le Premier ministre britannique Boris Johnson.
"Il reste un fossé entre mon idée que le gouvernement devrait être plus dur avec l'Iran" et l'approche du ministère des Affaires étrangères qui veut éviter une "escalade", a déclaré Richard Ratcliffe à l'issue de la rencontre à Downing Street, à laquelle le chef de la diplomatie Dominic Raab était également présent. Aucune "avancée majeure" n'a émergé, a-t-il déclaré, tenant par la main sa fille Gabrielle, âgée de cinq ans, qui a passé trois ans et demi en Iran pour continuer à voir sa mère, avant de rentrer au Royaume-Uni en octobre.
Employée de la Fondation Thomson Reuters - branche humanitaire de l'agence de presse canado-britannique du même nom -, Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée en avril 2016 alors qu'elle quittait l'Iran après avoir emmené sa petite fille, alors âgée de 22 mois, rendre visite à sa famille. Accusée d'avoir cherché à renverser le régime iranien, ce qu'elle nie, elle a été condamnée à cinq ans de prison. Cette affaire alimente les tensions entre Londres et Téhéran.
"Nazanin est utilisée comme une pièce sur un jeu d'échecs", a-t-il ajouté, estimant que son épouse est "retenue en otage".
La détention de Nazanin Zaghari-Ratcliffe est "inhumaine et inacceptable", a déclaré un porte-parole de Boris Johnson. Il a rappelé que le Premier ministre a appelé à sa libération immédiate ainsi qu'à celle de tous les binationaux lorsqu'il s'est entretenu avec le président iranien Hassan Rohani le 9 janvier, en pleine tension après que les Etats-Unis ont tué le général iranien Kassem Soleimani.


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