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L'UE juge inacceptable la reprise des frappes aériennes syriennes contre Idleb

De la fumée s'élevant dans le ciel de Khan el-Assal dans la province d'Alep, voisine d'Idleb, après un raid du régime syrien le 22 janvier 2020. AFP / Omar HAJ KADOUR

L'Union européenne a jugé jeudi "inacceptable" la reprise de l'offensive du régime syrien et de ses alliés dans la région d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, réclamant l'arrêt des frappes aériennes.

"Un autre cessez-le-feu a encore été bafoué", a déploré le porte-parole de Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne. Une trêve annoncée en janvier par Moscou, allié du régime syrien, et Ankara, parrain de certains groupes rebelles, est restée lettre morte.

"La reprise de l'offensive à Idleb, y compris les frappes aériennes et les bombardements répétés visant les civils, est inacceptable et doit cesser", a-t-il dit. "L'UE maintiendra les sanctions contre le régime (du président syrien Bachar el-Assad) tant que ces attaques brutales se poursuivront', a-t-il averti. "Les frappes aériennes du régime syrien et de ses partisans dans le nord-ouest de la Syrie ont tué au moins 35 personnes, dont beaucoup de civils, de femmes et d'enfants ces derniers jours et plus de 350.000 civils ont été déplacés au cours du seul mois dernier", a-t-il rappelé.

L'UE considère comme une "nécessité absolue de garantir un accès rapide, sûr et sans entrave aux organisations humanitaires, afin de leur permettre d'acheminer l'aide humanitaire à tous les civils dans le besoin". "Les +couloirs humanitaires+ ne peuvent se substituer au plein respect du droit humanitaire international", a toutefois souligné le porte-parole. "La présence de groupes terroristes figurant sur la liste des Nations unies à Idleb est un sujet de préoccupation pour tous. La lutte contre ces groupes, telle qu'autorisée par les Nations unies, ne permet cependant pas d'ignorer le droit humanitaire international", a-t-il ajouté. La poursuite des hostilités à Idleb risque de détruire l'espoir d'une "résolution négociée du conflit, qui est la seule voie possible", a-t-il conclu.

Le conflit en Syrie, déclenché en mars 2011 avec la répression de manifestations prodémocratie par Damas, a fait plus de 380.000 morts dont plus de 115.000 civils, et des millions de déplacés et réfugiés.

L'Union européenne a jugé jeudi "inacceptable" la reprise de l'offensive du régime syrien et de ses alliés dans la région d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, réclamant l'arrêt des frappes aériennes. "Un autre cessez-le-feu a encore été bafoué", a déploré le porte-parole de Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne. Une trêve annoncée en janvier par Moscou, allié du régime syrien, et Ankara, parrain de certains groupes rebelles, est restée lettre morte. "La reprise de l'offensive à Idleb, y compris les frappes aériennes et les bombardements répétés visant les civils, est inacceptable et doit cesser", a-t-il dit. "L'UE maintiendra les sanctions contre le régime (du président syrien Bachar el-Assad) tant que ces attaques brutales se poursuivront', a-t-il averti. "Les frappes aériennes du ...