Photo AFP / FABRICE COFFRINI
L'opposant vénézuélien Juan Guaido a demandé jeudi l'aide de l'élite économique et politique mondiale réunie à Davos (Suisse), assurant que "seuls, nous n'y arriverons pas".
M. Guaido, présenté très factuellement par les organisateurs comme "président de l'Assemblée nationale du Venezuela et reconnu par plus de 50 pays comme président par intérim", a déclaré: "Nous faisons face à un conglomérat international et criminel, nous avons besoin de votre aide."
L'an dernier, c'est à Davos que plusieurs chefs d'Etat avaient les premiers déclaré reconnaître M. Guaido comme président par intérim du Venezuela. Et c'est le 23 janvier 2019, un an jour pour jour avant son discours au Forum économique mondial, que cet homme politique alors inconnu sur la scène internationale, fraîchement élu président du Parlement, s'était octroyé ce titre devant une foule de partisans à Caracas.
Un an plus tard, son offensive contre le président vénézuélien Nicolas Maduro n'a pas abouti, malgré le soutien des Etats-Unis, de 35 pays européens ou d'Etats tels que la Colombie.
M. Guaido a affirmé que le Venezuela, en proie à une des plus graves crises économique et politique de son histoire, faisait face à une "tragédie sans précédent." "Le Venezuela n'est pas un pays en guerre, nous n'entendons pas tomber les bombes mais nous ressentons les pleurs, la douleur des mères."
M. Guaido, qui est sous le coup d'une interdiction de sortie du territoire vénézuélien, s'était rendu lundi en Colombie. De là, il est allé au Royaume-Uni, en Belgique puis en Suisse, où il a prévu de rencontrer en particulier le président colombien Ivan Duque, l'un de ses grands soutiens.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine