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L'UE très inquiète de la fin de la trêve dans le nord-ouest de la Syrie


Photo d'illustration AFP

La reprise d'intenses combats entre les forces du régime syrien soutenues par la Russie et les combattants jihadistes et rebelles dans la province d'Idleb (nord-ouest) est "une énorme source de préoccupations", a déclaré jeudi le service diplomatique de l'UE.

"Nous constatons que le régime avec ses alliés russes a relancé les opérations militaires qui, une fois de plus, ne font pas de distinction entre les cibles militaires et les cibles civiles", a déclaré Peter Stano, le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

"C'est une énorme source de préoccupations. Nous voyons un nombre croissant de victimes civiles et le risque d'un grand nombre de réfugiés ou de personnes déplacées à l'intérieur du pays", a-t-il souligné.

Si un cessez-le-feu a été négocié par le régime russe, turc ou syrien, il doit être maintenu", a-t-il affirmé. "Il faut trouver une solution", a-t-il insisté. L'UE demande "l'arrêt des opérations militaires et une solution politique".

La reprise des combats mercredi contrevient à la trêve annoncée le 9 janvier par Moscou, grand allié du régime. L'initiative a été confirmée par la Turquie --parrain de certains groupes rebelles-- et la trêve est censée avoir débuté dimanche.

Le régime, qui contrôle désormais plus de 70% du territoire, s'est maintes fois dit déterminé à reconquérir la province d'Idleb, dominée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'el-Qaëda).

D'autres groupuscules jihadistes et rebelles sont présents dans la région, qui abrite quelque trois millions de personnes, dont la moitié ont été déplacées depuis d'autres régions reconquises par Damas.

La reprise d'intenses combats entre les forces du régime syrien soutenues par la Russie et les combattants jihadistes et rebelles dans la province d'Idleb (nord-ouest) est "une énorme source de préoccupations", a déclaré jeudi le service diplomatique de l'UE."Nous constatons que le régime avec ses alliés russes a relancé les opérations militaires qui, une fois de plus, ne font pas de distinction entre les cibles militaires et les cibles civiles", a déclaré Peter Stano, le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.
"C'est une énorme source de préoccupations. Nous voyons un nombre croissant de victimes civiles et le risque d'un grand nombre de réfugiés ou de personnes déplacées à l'intérieur du pays", a-t-il souligné.
Si un cessez-le-feu a été négocié par le régime russe, turc ou syrien, il...