Les logos des constructeurs automobiles Renault et Nissan sur la façade d'un concessionnaire de ces deux marques, à Reims en France, le 9 juillet 2019. Photo d'archives REUTERS/Christian Hartmann
Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a dénoncé mardi des "informations malveillantes" sur une éventuelle volonté de Nissan de dissoudre son alliance avec Renault, relayées par le quotidien britannique Financial Times.
"Ce sont des informations malveillantes", a affirmé M. Le Maire sur la chaîne de télévision française CNEWS, jugeant qu'il y avait aussi "beaucoup de manipulation" dans ces intentions prêtées à Nissan et démenties par le groupe japonais. Ces assertions "sont là pour déstabiliser le groupe, semer le trouble à un moment où au contraire, nous sommes en train de redresser cette alliance entre Renault et Nissan qui effectivement a traversé des difficultés", a reconnu le ministre français.
Au cours d'une longue conférence de presse à Beyrouth, l'ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn avait la semaine dernière réglé ses comptes en lançant qu'il n'y avait "plus d'alliance Renault-Nissan" et estimant que la stratégie du consensus ne "fonctionne pas".
"L'alliance Renault-Nissan n'est pas morte ! On le démontrera bientôt", a répliqué mardi son actuel président, Jean-Dominique Senard, dans un entretien au quotidien belge L'Echo.
Le constructeur japonais a assuré mardi de son côté ne pas avoir "du tout l'intention de dissoudre" son alliance avec Renault et Mitsubishi Motors, "à l'origine de la compétitivité de Nissan" écrit-il dans un communiqué.
Les dernières spéculations sur l'avenir de l'alliance ont malmené les titres de Renault et Nissan: le premier a lâché 2,82% lundi à la Bourse de Paris, tandis que le second a terminé mardi sur une chute de 2,96% à la Bourse de Tokyo, qui était fermée lundi.
"Croyez-moi, je regarde ça de très près comme actionnaire de référence dans Renault", a indiqué Bruno Le Maire. "Je pense que d'ici quelques jours, nous pourrons en tous cas je l'espère, voir un nouveau directeur général pour Renault", a-t-il par ailleurs dit sans toutefois citer le nom du candidat pressenti, l'Italien Luca de Meo qui a démissionné il y a une semaine de la tête du constructeur espagnol Seat (groupe Volkswagen).
"Ce sont des informations malveillantes", a affirmé M. Le Maire sur la chaîne de télévision française CNEWS, jugeant qu'il y avait aussi "beaucoup de manipulation" dans ces intentions prêtées à Nissan et démenties par le groupe japonais. Ces assertions "sont là pour déstabiliser le groupe, semer le trouble à un moment où au contraire, nous sommes en train de redresser cette alliance entre Renault et Nissan qui effectivement a traversé des difficultés", a reconnu le ministre français.Au cours d'une longue conférence de presse à Beyrouth, l'ex-patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn avait...


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