par Sylvio LE BLANC

Voir Venise et surnager

La pauvre Venise n’est pas choyée. Non seulement s’enfonce-t-elle un peu plus chaque année dans le sol meuble, mais elle est en plus inondée régulièrement, comme cette année, sévèrement.

Avec la montée des eaux, anticipée d’ici à la fin du siècle, et la fréquence accrue des « tempêtes du siècle », je pense que les dés sont jetés pour elle. Si les grands pays pollueurs s’y mettaient sérieusement, on pourrait se montrer optimistes. Mais regardez Donald Trump, le président « téléréel », qui est sorti de l’Accord de Paris parce qu’il ne croit même pas aux changements climatiques.

En conséquence, Venise devrait abandonner son coûteux projet MOSE (déjà presque 10 milliards $), qui prévoit l’installation de 78 digues aux endroits stratégiques, et carrément déménager ses pénates. Oui, il lui faut sauver, pierre par pierre, ce qui est irremplaçable dans la Sérénissime, puis chercher les hauteurs, à sec. Qu’elle laisse ce qui reste aux hordes de touristes, arrivés dans leur paquebot géant, qui ne feront même pas la différence.

Les Vénitiens peuvent relever le défi. Les Égyptiens ont bien déplacé les temples d’Abou Simbel avant de construire le barrage d’Assouan.

Sylvio LE BLANC

Montréal-Québec

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.


La pauvre Venise n’est pas choyée. Non seulement s’enfonce-t-elle un peu plus chaque année dans le sol meuble, mais elle est en plus inondée régulièrement, comme cette année, sévèrement.

Avec la montée des eaux, anticipée d’ici à la fin du siècle, et la fréquence accrue des « tempêtes du siècle », je pense que les dés sont jetés pour elle. Si les...

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