Photo AFP/ HO / IRAN PRESS
Les Etats-Unis ont remis vendredi à Kiev des "informations importantes" sur le crash du Boeing ukrainien en Iran, a annoncé la présidence ukrainienne dans un communiqué.
Le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky, qui s'est entretenu avec le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, n'a apporté aucune précisons sur les données reçues, se bornant à remercier Washington pour son soutien "dans l'enquête sur les causes de la catastrophe". De son côté, M. Pompeo a souligné sur Twitter que Washington était prêt "à offrir (son) soutien et (son) assistance dans l'enquête en cours".
La diplomatie ukrainienne avait déjà indiqué vendredi après-midi que les Etats-Unis avaient transmis des informations sur la catastrophe. M. Zelensky avait précédemment demandé aux Etats-Unis, au Canada et à Royaume-Uni les éléments indiquant, selon eux, que l'avion de ligne ukrainien qui s'est écrasé mercredi près de Téhéran avait été abattu par un tir de missile sol-air iranien.
Les 176 personnes à bord ont péri. Il s'agit majoritairement d'Iraniens et de Canadiens, mais aussi de onze Ukrainiens dont neuf membres d'équipage.
La catastrophe est survenue peu après des tirs de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l'armée américaine en Irak.
Les chefs des gouvernements canadien et britannique, Justin Trudeau et Boris Johnson, ont tous les deux faits état d'"informations" indiquant que les forces iraniennes avaient pu abattre le Boeing par erreur.
L'Iran a dit vendredi pouvoir affirmer avec certitude que l'avion n'avait "pas été touché par un missile".
Kiev a dit jeudi examiner sept hypothèses de travail, parmi lesquelles un tir de missile sol-air de type TOR fabriqué en Russie, une collision avec un drone ou un objet volant, un accident dû à des problèmes techniques ou encore une explosion "terroriste" due à une bombe à bord de l'appareil.
La Russie, qui maintient des relations amicales avec l'Iran, a appelé à ne pas "tirer des conclusions" ou "commencer des jeux" politiques avant que les experts aient pu analyser les causes de la tragédie.
Le MAK, organisation d'investigation sur les accidents aériens commune à plusieurs ex-républiques soviétiques dont l'Ukraine, s'est déclaré prêt à participer à l'enquête si Téhéran le demande.
Par ailleurs, M. Pompeo, dont un voyage à Kiev prévu le 3 janvier a été annulé, se rendra en Ukraine fin janvier, a indiqué la présidence ukrainienne.


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