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Sport - Olympisme

Menu de rentrée copieux pour le CIO

Dossier russe, corruption dans l’haltérophilie, JOJ d’hiver, élection de nouveaux membres : semaine chargée pour le gouvernement olympique.

Entre le dossier du dopage en Russie et les accusations de corruption dans l’haltérophilie, la semaine s’annonce chargée pour le Comité international olympique (CIO) qui réunissait hier sa commission exécutive, avant une session demain et le début des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) d’hiver à Lausanne.

L’année 2019 s’était achevée sur l’exclusion de la Russie des compétitions sportives mondiales par l’Agence mondiale antidopage (AMA), pour avoir falsifié des données antidopage. Fin décembre, l’Agence russe antidopage (Rusada) annonçait avoir formellement contesté la mise au ban de la Russie. Mais, à six mois des Jeux olympiques de Tokyo, reste encore à l’AMA à saisir le Tribunal abritral du sport (TAS), juge suprême en matière sportive, pour solliciter une décision qui sera alors définitive. Mardi, le TAS a indiqué qu’il n’avait « encore rien reçu de la part de l’AMA ».

Réuni donc hier, le gouvernement du CIO va faire le point sur cette procédure. Il se penchera aussi sur les accusations portées dimanche dernier par la chaîne allemande ARD contre la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) qui, sous la houlette de son président historique, le Hongrois Tamas Ajan, membre honoraire du CIO, aurait couvert pendant des années des pratiques de dopage et mis en place « une culture de corruption ». L’un des sports historiques des JO, présent depuis la première édition en 1896, est plombé de façon endémique par le dopage. Mais dès lundi, le CIO a jugé ces nouvelles accusations « très graves et préoccupantes ».

JOJ et Infantino

Un point d’étape devait également être dressé sur l’organisation des JO de Paris 2024 par le président de la Commission d’évaluation, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant. Mais le CIO a décidé de le retirer de l’ordre du jour « en raison d’un agenda extrêmement chargé ». Pierre-Olivier Beckers-Vieujant devait notamment revenir sur l’officialisation en décembre du choix de Tahiti pour accueillir les épreuves de surf.

Ce soir, les membres du CIO assisteront à la cérémonie d’ouverture des IIIes Jeux olympiques d’hiver de la jeunesse, organisés à Lausanne, où 1 880 sportifs de 15 à 18 ans vont s’affronter dans huit sports avec pour nouveauté le ski-alpinisme. Demain, les membres du CIO se retrouveront pour la 135e session de l’instance, durant laquelle trois nouveaux membres vont être élus, dont le patron du football mondial, le président italo-suisse de la FIFA Gianni Infantino, et son homologue de la Fédération internationale de tennis (ITF), l’Américain David Haggerty. Le Britannique Sebastian Coe, président de World Athletics (ex-IAAF, la Fédération internationale d’athlétisme), attendra, lui, encore un peu.

Également au programme de ce conclave, la désignation de la ville hôte des IVes JOJ d’hiver en 2024. La décision réserve peu de suspense car la ville sud-coréenne de Pyeongchang, qui avait accueilli les JO d’hiver 2018, est seule candidate. Comme en 2018, Thomas Bach, président du CIO, veut en profiter pour tendre la main à la Corée du Nord, mais pour aller cette fois plus loin qu’une simple participation : « Le concept des Jeux sera ouvert à une participation de la Corée du Nord à l’organisation si les circonstances le permettent », avait-il ainsi déclaré en décembre dernier.

Éric BERNAUDEAU/AFP

Entre le dossier du dopage en Russie et les accusations de corruption dans l’haltérophilie, la semaine s’annonce chargée pour le Comité international olympique (CIO) qui réunissait hier sa commission exécutive, avant une session demain et le début des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) d’hiver à Lausanne.L’année 2019 s’était achevée sur l’exclusion de la Russie des compétitions sportives mondiales par l’Agence mondiale antidopage (AMA), pour avoir falsifié des données antidopage. Fin décembre, l’Agence russe antidopage (Rusada) annonçait avoir formellement contesté la mise au ban de la Russie. Mais, à six mois des Jeux olympiques de Tokyo, reste encore à l’AMA à saisir le Tribunal abritral du sport (TAS), juge suprême en matière sportive, pour solliciter une décision qui sera alors définitive....
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