Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis à Athènes, le 2 janvier 2020. AFP / Aris MESSINIS
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a appelé vendredi Ankara à ne pas franchir de "ligne rouge" dans le contentieux sur un accord maritime turco-libyen auquel Athènes est vivement opposé.
"Personne ne peut franchir les lignes rouges", a averti M. Mitsotakis dans une interview publiée dans le quotidien canadien The Globe and Mail, répondant à une question sur les relations greco-turques et cet accord.
"Nous ne permettrons aucune activité turque violant les droits souverains de la Grèce", a ajouté le Premier ministre, dont le pays a dénoncé cet accord signé fin novembre entre Ankara et le gouvernement libyen d'union (GNA) qui délimite les frontières des deux pays.
Les responsables turcs soutiennent qu'en vertu de cet accord, la Turquie pourrait étendre ses frontières maritimes dans une zone de Méditerranée orientale où d'importants gisements d'hydrocarbures ont été découverts ces dernières années.
Mais Athènes a condamné à plusieurs reprises l'accord maritime au motif que la Turquie et la Libye ne partagent aucune frontière maritime commune. La Grèce a même appelé les Nations unies à faire de même.
Kyriakos Mitsotakis a affirmé au quotidien canadien que "la Grèce était prête à discuter avec tous les pays voisins dont la Turquie".
"Si (au cours de ces discussions) aucun accord n'est atteint (avec la Turquie), la Grèce est même prête à recourir à une juridiction internationale", a-t-il dit.
Outre des différends chroniques en mer Egée qui sépare les deux pays, la Grèce, pays membre de l'Union européenne (UE), accuse son voisin de laisser passer des dizaines de milliers de demandeurs d'asile sur ses îles.
Pour sa part Ankara menace "d'ouvrir les portes" de l'Europe aux migrants et exhorte la communauté internationale à soutenir son projet d'en rapatrier une partie en Syrie.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a récemment averti de nouveau l'Europe que son pays ne pouvait seul faire face à un nouvel afflux de Syriens fuyant des bombardements dans leur pays.
"Nous ne permettrons aucune activité turque violant les droits souverains de la Grèce", a ajouté le Premier ministre, dont le pays a dénoncé cet accord signé fin novembre entre Ankara et le gouvernement libyen d'union (GNA) qui délimite les frontières des deux pays.
Les responsables turcs soutiennent qu'en vertu de cet accord, la Turquie pourrait étendre ses frontières maritimes dans une zone de Méditerranée...


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