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Soleimani tué en Irak : la Chine appelle au "calme et à la retenue"

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang. Photo d'archives AFP

La Chine a fait part vendredi de sa "préoccupation" et a appelé au "calme" après un raid en Irak revendiqué par Washington qui a coûté la vie notamment au général Kassem Soleimani, homme-clé de l'influence iranienne au Moyen-Orient.

La Chine est l'un des pays signataires de l'accord sur le nucléaire iranien dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement en 2018 et l'un des principaux importateurs de brut iranien.

"Nous demandons instamment à toutes les parties concernées, en particulier aux Etats-Unis, de garder leur calme et de faire preuve de retenue afin d'éviter une nouvelle escalade des tensions", a indiqué devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang.

La frappe américaine, qui intervient trois jours après une attaque inédite contre l'ambassade des Etats-Unis en Irak, a visé un convoi près de l'aéroport de Bagdad. Au moins neuf personnes ont été tuées.

"La Chine s'oppose de longue date au recours à la force dans les relations internationales", a fait valoir M. Geng, en appelant au "respect" de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Irak.

Peu après l'opération, le Pentagone a annoncé que le président américain Donald Trump avait lui-même donné l'ordre de "tuer" le général iranien Kassem Soleimani, chef de la Force al-Qods des Gardiens de la Révolution, l'entité chargée des opérations extérieures de la République islamique d'Iran.

Soleimani, 62 ans, est une figure incontournable du régime iranien.

Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran désormais intégrés à l'Etat irakien, est également mort dans ce bombardement.

L'exacerbation des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran en Irak s'inscrit dans le cadre du contentieux grandissant entre les deux ennemis sur le programme nucléaire iranien depuis le retrait unilatéral américain en mai 2018 de l'accord international conclu trois ans plus tôt entre Téhéran et cinq grandes puissances.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui s'est engagé vendredi à "venger" la mort du général Soleimani, a décrété un deuil national de trois jours dans son pays.

La Chine, l'Iran et la Russie ont tenu la semaine dernière des exercices navals conjoints dans l'océan Indien et le golfe d'Oman et le ministre iranien des Affaires étrangères s'est rendu à Pékin en début de semaine.

La Chine a fait part vendredi de sa "préoccupation" et a appelé au "calme" après un raid en Irak revendiqué par Washington qui a coûté la vie notamment au général Kassem Soleimani, homme-clé de l'influence iranienne au Moyen-Orient. La Chine est l'un des pays signataires de l'accord sur le nucléaire iranien dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement en 2018 et l'un des principaux importateurs de brut iranien. "Nous demandons instamment à toutes les parties concernées, en particulier aux Etats-Unis, de garder leur calme et de faire preuve de retenue afin d'éviter une nouvelle escalade des tensions", a indiqué devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang. La frappe américaine, qui intervient trois jours après une attaque inédite contre l'ambassade des Etats-Unis en Irak, a...