Être journaliste "n'est pas un crime", rappelle jeudi, jour de l'investiture du nouveau président algérien, un collectif de professionnels de la presse en Algérie qui dénonce l'emprisonnement de certains d'entre eux et le blocage de sites d'information.
Élu le 12 décembre, Abdelmadjid Tebboune a prêté serment jeudi à Alger, lors d'une cérémonie marquant son entrée officielle en fonction. Peu après son élection, M. Tebboune avait assuré vouloir défendre la liberté d'expression et la presse.
Dans un communiqué reçu par l'AFP, le collectif Journalistes Algériens Unis (JAU), s'alarme de son côté jeudi de la "menace contre le métier de journaliste et la presse de manière générale en Algérie". Il rappelle "le blocage de certains sites électroniques", "le licenciement de journalistes" ou des mesures judiciaires : "des journalistes se trouvent en prison, d'autres sous contrôle judiciaire tandis que certains sont soumis à une ISTN" (interdiction de sortie du territoire national), poursuit le collectif. "La presse n'est pas un crime" et "la liberté d'expression est un droit garanti par la Constitution algérienne", souligne JAU, qui "tire la sonnette d'alarme sur les atteintes en cours contre la profession et les journalistes".
JAU souligne que les versions française et arabe du site d'information TSA (Tout sur l'Algérie) sont inaccessibles en Algérie depuis six mois. Les sites Inter-lignes et ObservAlgérie sont également bloqués dans le pays. Les responsables desdits sites n'ont pu obtenir d'explications auprès des autorités, selon JAU. TSA a été récemment à nouveau accessible brièvement en novembre, avant d'être à nouveau bloqué la semaine précédant l'élection présidentielle du 12 décembre, souligne le collectif qui dénonce également la "suspension arbitraire" de 20 journalistes du groupe Média Temps Nouveaux (GMTN), proche du pouvoir. Ces derniers ont été suspendus : l'un pour avoir critiqué sur les réseaux sociaux la couverture de la campagne présidentielle par son journal Le Temps d'Algérie, propriété de GMTN, les autres pour lui avoir apporté leur soutien, d'après les journalistes.
Élu le 12 décembre, Abdelmadjid Tebboune a prêté serment jeudi à Alger, lors d'une cérémonie marquant son entrée officielle en fonction. Peu après son élection, M. Tebboune avait assuré vouloir défendre la liberté d'expression et la presse.Dans un communiqué reçu par l'AFP, le collectif Journalistes Algériens Unis (JAU), s'alarme de son côté jeudi de la "menace contre le métier de journaliste et la presse de manière générale en Algérie". Il rappelle "le blocage de certains sites électroniques", "le licenciement de journalistes" ou des mesures judiciaires :...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine