Le président du syndicat des propriétaires des hôpitaux privés, Sleiman Haroun. Photo Ani
Le président du syndicat des propriétaires d'hôpitaux privés, Sleiman Haroun, a affirmé mardi que les établissements hospitaliers "étouffent", en raison de la crise économique et financière au Liban qui touche de plein fouet le secteur hospitalier, dont plusieurs acteurs tirent la sonnette d'alarme depuis plusieurs semaines.
"Les hôpitaux au Liban étouffent pour des raisons structurelles et conjoncturelles", a déclaré M. Haroun lors d'une conférence des sociétés importatrices de matériel médical, dénonçant notamment les sommes que l’État doit aux établissements de santé. "Cette dette augmente tous les jours de 3 milliards de livres libanaises, mais les décaissements de l’État ne dépassent pas les 75 milliards tous les trois mois", souligne-t-il.
"Dans cette situation, aucune solution n'est en vue car ce dossier est du ressort du gouvernement", déclare le président du syndicat des hôpitaux privés.
La semaine dernière, le syndicat avait averti qu'un "effondrement total du secteur hospitalier est à craindre". "C’est l’affaire de quelques semaines ; dans un délai ne dépassant pas janvier 2020, les hôpitaux pourraient être incapables de fonctionner", avait-il prévenu.En octobre, les hôpitaux privés avaient demandé à l’État de régler – fût-ce en l’échelonnant – la somme astronomique de 1,2 milliard de dollars (2 200 milliards de livres) qu’il leur doit, sous peine d’un ralentissement progressif des services hospitaliers et de leur arrêt à terme. Le 16 novembre, les hôpitaux privés, qui représentent 82 % de la capacité hospitalière du pays, avaient même observé un jour de grève symbolique à cet effet.


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