Le carrefour reliant les localités de Kamed el-Loz, Jeb Jannine et Ghazzé, dans la Békaa, fermé au moyen de blocs de béton, le 10 décembre 2019. Photo Ani
Après des tentatives de fermeture de plusieurs grands axes routiers au matin du 55e jour de révolte, la plupart des voies de communication restaient ouvertes à la circulation mardi matin, à l'exception de certaines routes de la Békaa.
Dans cette région, la route de Marj-Bar Élias a été bloquée par un barrage de pneus enflammés, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Plus au sud, le carrefour reliant les localités de Kamed el-Loz, Jeb Jannine et Ghazzé a été fermé par les manifestants au moyen de blocs de béton.
Au Liban-Nord, toutes les routes étaient accessibles, à l'exception de l'autoroute de Mina, fermée par des manifestants qui protestent contre l'effondrement du toit d'un bâtiment, et les rues menant à la place el-Nour, cœur de la contestation dans le centre-ville de Tripoli.
Le Liban est secoué depuis le 17 octobre par un mouvement de contestation populaire sans précédent réclamant le départ de l'ensemble de la classe politique jugée corrompue et incompétente, dans un contexte de crise économique aiguë. La contestation a entraîné la démission le 29 octobre de Saad Hariri, mais les consultations parlementaires contraignantes en vue de nommer un Premier ministre, qui étaient prévues lundi, ont été reportées d'une semaine après le désistement de Samir Khatib - jusque là donné favori pour diriger le prochain cabinet - au profit d'un retour de M. Hariri.


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