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De nouvelles roquettes ont visé des soldats américains en Irak

AFP
06/12/2019

Deux roquettes ont été tirées jeudi soir sur une base abritant des soldats américains en Irak, dernière d'une série d'attaques qui, si elles n'ont pas fait de victimes, inquiètent les Etats-Unis, a-t-on appris vendredi auprès de sources américaines. Ces tirs sur la base aérienne d'Al-Balad, à 80 km au nord de Bagdad, interviennent alors que Washington envisage de déployer 5.000 à 7.000 soldats supplémentaires au Moyen-Orient.

Les deux roquettes Katioucha n'ont fait ni victime ni dégât, mais "on n'en était pas loin", a affirmé l'une des sources américaines en Irak. "Cette recrudescence d'attaques", selon l'autre source, inquiète fortement les Etats-Unis qui déploient 5.200 soldats en Irak.

En six semaines, il y a eu huit attaques contre des bases abritant des soldats américains ou l'ambassade américaine dans l'ultra-sécurisée Zone verte de Bagdad. Le 3 décembre, cinq roquettes se sont abattues sur la base aérienne d'Aïn al-Assad (ouest), où le vice-président américain Mike Pence visitait ses troupes quatre jours plus tôt. En novembre, une quinzaine de roquettes ont frappé la base aérienne de Qayyarah (nord-ouest).

Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques et jusqu'ici le secrétaire d'Etat Mike Pompeo se contente de pointer du doigt de façon générale les factions armées irakiennes soutenues par l'Iran, grand ennemi des Etats-Unis. Vendredi, des sources sécuritaires ont accusé l'une d'elle, les brigades du Hezbollah, inscrites sur la liste noire américaine des organisations "terroristes".

L'Iran arme, finance et entraîne les factions les plus radicales du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires irakiens désormais intégrée à l'Etat. Alors que l'influence de l'Iran s'étend en Irak, les groupes du Hachd sont devenus une menace plus importante pour les soldats américains que les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), estime une des sources américaines. "La question est: quand est-ce que quelqu'un va dire 'ça suffit' ?", a-t-elle dit à l'AFP. "Tout le monde est conscient du danger mais parfois, nos partenaires irakiens nous disent, 'que pouvons-nous faire?'".

Certains groupes, les plus radicaux, continuent d'agir en parallèle, indépendamment de l'Etat, par exemple en combattant en Syrie voisine, aux côtés des troupes du régime.

L'Irak, l'un des rares pays d'un Moyen-Orient fracturé à être à la fois allié de Washington et de Téhéran, ne cesse de plaider pour que son sol ne soit pas utilisé pour une guerre par procuration.

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