Aramco pourrait battre le record mondial de 25 milliards de dollars lors de l’introduction en Bourse d’Alibaba en 2014. Photo Reuters
Le géant saoudien du pétrole Aramco a conclu hier la période de souscription à ses premières actions proposées à la vente dans le cadre de ce qui est présenté comme la plus importante entrée en Bourse de l’histoire. La période de souscription pour les investisseurs institutionnels doit s’est terminée hier à 14 heures GMT (16h Beyrouth).
L’entreprise qui présente le bénéfice le plus élevé au monde cherche à lever environ 25 milliards de dollars – le quart des 100 milliards jadis espérés – grâce à son entrée en Bourse à Riyad, très retardée et essentiellement destinée aux investisseurs du royaume et du Golfe.
La semaine dernière, l’entreprise a annoncé que les souscriptions des particuliers, terminées le 28 novembre, avaient atteint environ 11,5 milliards d’euros (soit 12,7 milliards de dollars), avec près de cinq millions de souscripteurs et près de 1,5 milliard d’actions, dépassant ainsi le nombre proposé (un milliard).
Le mastodonte saoudien pourrait battre le record mondial de 25 milliards de dollars lors de l’introduction en Bourse du géant chinois du commerce en ligne Alibaba en 2014. Mais l’opération pourrait néanmoins décevoir les attentes du royaume, qui a dû revoir ses ambitions à la baisse avec une valorisation de l’entreprise comprise entre 1 600 et 1 700 milliards de dollars, contre quelque 2 000 milliards de dollars escomptés par les autorités.
Les analystes estiment que ce chiffre revu à la baisse dépasse encore la valeur réelle de l’entreprise, sur fond de chute des cours de l’or noir, d’inquiétude autour du changement climatique et de tensions régionales. Face à une demande timide, les dirigeants d’Aramco ont annulé les plans d’une entrée en Bourse aux États-Unis et en Europe.
Le joyau économique de l’Arabie saoudite produit environ 10 % du pétrole mondial et est considéré comme le pilier de la stabilité économique et sociale du royaume. Son entrée en Bourse est l’une des initiatives du prince héritier Mohammad ben Salmane pour financer un programme de réformes destiné à diversifier une économie pour l’heure ultradépendante au pétrole.
Source : AFP


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