Le logo de la Confédération générale des travailleurs libanais
La Confédération générale des travailleurs libanais a appelé mercredi à la formation rapide d'un futur gouvernement d'urgence "capable de sauver le pays", alors que les tractations sont toujours en cours pour la mise sur pied d'un futur cabinet près d'un mois après la démission de Saad Hariri. Le syndicat a par ailleurs estimé que les fermetures des routes et la grève générale prévue à partir de demain à l'appel des organismes économiques "nuisent à l'économie nationale", au 42e jour de la révolte populaire contre la classe dirigeante, sur fond de crise économique.
"Il faut former rapidement un gouvernement d'urgence qui puisse sauver le pays", a appelé la CGTL lors d'une conférence de presse. Le syndicat a encore invité le futur Exécutif à "assumer la responsabilités de la crise actuelle".
La CGTL a par ailleurs mis en garde contre "la pénurie des biens de consommation de base et l'augmentation des prix", dénonçant dans ce cadre l'absence de réaction des organismes en charge de la surveillance et de l'inspection.
Réagissant en outre à la grève générale annoncée lundi par les organismes économiques, le syndicat a estimé que "la grève et la fermeture des routes, des banques et des universités nuisent à l'économie nationale".
Depuis le 17 octobre, les Libanais se révoltent contre la classe dirigeante, accusée de corruption et d'incompétence. Ce mouvement de contestation a enregistré sa première victoire avec la démission, le 29 octobre, du gouvernement de Saad Hariri. Toutefois, depuis cette démission, la situation politique est dans une impasse, le chef de l’État Michel Aoun n'ayant toujours pas convoqué les consultations parlementaires contraignantes pour la nomination d'un futur Premier ministre. Mardi, la date de demain jeudi était avancée pour le lancement de ces consultations, mais n'a toujours pas été officiellement annoncée.


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