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Aoun à Kubis : Le prochain gouvernement sera politique et inclura des experts

Liban
OLJ
19/11/2019

Le président libanais Michel Aoun a affirmé au coordonnateur spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Liban, Jan Kubis, que le prochain gouvernement sera "politique et inclura des experts et des représentants de la contestation populaire" qui secoue le pays de manière inédite depuis le 17 octobre et qui a poussé le cabinet de Saad Hariri à la démission le 29 octobre.

Dans un communiqué publié par le palais de Baabda, le président a affirmé à M. Kubis qu'il "allait fixer la date des consultations parlementaires contraignantes après la fin des concertations qu'effectue le chef de l’État avec les parties politiques concernées par la formation du gouvernement".

"Le nouveau gouvernement sera politique et inclura des experts et des représentants de la contestation populaire, et la situation économique et financière est sous surveillance et traitée de manière graduelle", a ajouté le chef de l’État, alors que les manifestants réclament un cabinet de technocrates sans participation des figures politiques traditionnelles. "La date des consultations parlementaires n'a toujours pas été fixée afin de surmonter les obstacles relatifs à la formation du gouvernement et pour faciliter la tâche du Premier ministre désigné", a expliqué le président Aoun.

Plus tôt en matinée, et sous la pression d'une rue décidée à ne rien lâcher, la séance législative qui était prévue aujourd'hui à 11h place de l’Étoile a été reportée sine die, faute de quorum. Les députés étaient censés élire les membres des commissions parlementaires puis examiner plusieurs lois censées lutter contre la corruption ainsi qu'une loi d'amnistie générale controversée.

Le Liban connaît depuis le 17 octobre un soulèvement populaire sans précédent, des centaines de milliers de Libanais manifestant contre une classe dirigeante accusée d'incompétence et de corruption. Sous la pression de la rue, le Premier ministre Saad Hariri a démissionné le 29 octobre, mais les consultations parlementaires indispensables pour former un nouveau gouvernement n'ont toujours pas été lancées. Le pays souffre d'un déficit public chronique (11% du PIB en 2018) et croule sous une dette de 86 milliards de dollars (148% du PIB). La contestation est entrée dans son deuxième mois et aucune sortie de crise n'est en vue.

La semaine dernière, Jan Kubis avait appelé le les autorités libanaises à "désigner de toute urgence un Premier ministre et accélérer la formation d'un nouveau gouvernement composé de personnalités reconnues pour leur compétence et leur intégrité et ayant la confiance du peuple".

En outre, le président Aoun, qui a également reçu une délégation de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), a affirmé que "de nombreuses mesures ont été adoptées pour faciliter le travail des citoyens et des institutions". "Je suis constamment prêt à rencontrer des représentants de la contestation, afin de les informer de mes efforts pour satisfaire leurs demandes", a souligné le chef de l'Etat.

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