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Séance du Parlement : un convoi force le passage parmi les manifestants et tire en l'air

Liban
OLJ
19/11/2019

Un convoi transportant supposément un député a forcé le passage mardi matin parmi les manifestants au centre-ville de Beyrouth, tirant des coups de feu en l'air, au moment où des centaines de protestataires sont mobilisés dans les rues menant vers le Parlement afin d'empêcher la tenue d'une séance de vote, entre autres, sur un projet d'amnistie controversée.

"Honte à eux ! Des députés qui tirent sur les personnes qui les ont élus", s'indignait un manifestant en colère. "Le convoi a touché plusieurs manifestants !" s'insurgeait un autre.

Un imposant dispositif de sécurité a été déployé sur les lieux, des dizaines de policiers anti-émeutes s'étant postés sur les lieux sensibles pour repousser les manifestants rassemblés près du Parlement.

Vers 9h, des accrochages ont eu lieu entre manifestants et forces de l'ordre, notamment devant les bâtiments des Lazaristes.

Des appels à bloquer les accès au Parlement avaient été lancés dès lundi afin d'empêcher les députés de s'y retrouver à 11h, pour examiner la loi sur l’amnistie générale et une série de lois censées lutter contre la corruption. Les protestataires ainsi que des juristes, accusent ces textes d’être entourés de "flou" et truffés de "pièges".

A l'origine, un vote de cette loi était prévu mardi dernier, mais sous la pression de la rue, le président du Parlement avait décidé de reporter à aujourd'hui la séance qui doit se dérouler à huis clos.

Pour le mouvement de contestation, les lois que la Chambre est appelée à voter aujourd’hui ne reflètent ni ses aspirations ni les priorités de l’heure qui doivent être l’assainissement de l’appareil judiciaire.

Le Liban connaît depuis le 17 octobre un soulèvement populaire sans précédent, des centaines de milliers de libanais manifestant contre une classe dirigeante accusée d'incompétence et de corruption. Le pays souffre d'un déficit public chronique (11% du PIB en 2018) et croule sous une dette de 86 milliards de dollars (148% du PIB). La contestation est entrée dans son deuxième mois et aucune sortie de crise n'est en vue.

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