Une boutique vendant des téléphones portables et des cartes de recharge, sur la façade de laquelle sont collés les logos des deux opérateurs de téléphonie mobile Alfa et Touch, à Beyrouth. Photo Mohammad Azakir/Reuters
La justice libanaise a imposé jeudi aux sociétés de téléphonie mobile et fournisseurs de services Internet à émettre leurs factures et faire payer les cartes de recharge en livres libanaises, alors que le pays connaît depuis plusieurs semaines une crise liée aux limitations de la circulation du dollar américain.
Les sociétés Orascom Télécom, MTC et MIC 2 sont désormais obligées d'envoyer toutes les factures liées à la vente de cartes de recharge et de tarifer tous leurs services en livres libanaises, sur base du taux de change officiel en vigueur (1507,5 livres pour un dollar).
Si la valeur de la livre libanaise est fixée au dollar depuis 1997, son cours fluctue dans les bureaux de change depuis que la Banque du Liban a décidé de limiter sa circulation pour des raisons liées à la précarité de la stabilité financière du pays. Si ce taux est toujours appliqué par les banques, la décision prise cet été par la BDL de diminuer la quantité de billets verts circulant sur le marché a provoqué une hausse des taux chez les changeurs et poussé de nombreux établissements bancaires à désactiver les services de recharge de cartes mobiles prépayées sur leurs distributeurs automatiques de billets pour les titulaires de comptes en livres. Une situation qui avait poussé de plus en plus de Libanais à exiger que les opérateurs de téléphonie mobile ne les facturent plus en dollars comme c’est actuellement le cas, suite à une décision qui remonte au début des années 1990 et qui n’a jamais été remise en question par les gouvernements successifs.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine