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Dernières Infos - Liban

Lors d'une réunion avec Bassil, Raï appelle à la formation d'un gouvernement "qui a la confiance du peuple"

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï (à droite), et le chef du CPL, Gebran Bassil, à Bkerké, le 14 novembre 2019. Photo Ani

Le patriarche maronite Béchara Raï a reçu jeudi matin le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, devant qui il a plaidé pour la formation le plus rapidement possible d'"un gouvernement ayant la confiance du peuple", alors que le gouvernement de Saad Hariri a démissionné le 29 octobre, sous la pression de la rue.

Selon des informations de l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), le dignitaire religieux et le ministre sortant des Affaires étrangères ont évoqué, au cours de leur entretien, les derniers développements locaux, au 29e jour de la révolte populaire contre la classe dirigeante.

De son côté, M. Bassil a assuré à Mgr Raï, selon la chaîne de télévision locale LBC, que les concertations entourant la formation du futur cabinet sont arrivées "à un stade avancé", et que le CPL est une des parties politiques "les plus pressées" pour la mise sur pied d'un gouvernement "conforme aux revendications des Libanais".

Dans un tweet publié après la réunion à Bkerké, Gebran Bassil a mis en garde contre "les murs qui isolent, la fermeture des axes de communication" et le fait de "pousser les gens vers les affrontements". Adressant la suite de son message aux responsables et partisans du CPL, il a "interdit toute réaction", soulignant que "les complots commencent à être mis au jour".

Gebran Bassil est une des personnalités politiques les plus conspuées par les manifestants libanais qui, depuis le 17 octobre se mobilisent quotidiennement.

Depuis la chute du gouvernement Hariri, le chef de l'Etat, Michel Aoun, n'a toujours pas lancé les consultations parlementaires contraignantes pour la nomination du futur président du Conseil, arguant que la "formule gouvernementale" doit d'abord être trouvée. Lors d'un entretien télévisé, mardi soir, le président Aoun avait rejeté l'idée d'un gouvernement uniquement formé de technocrates, réclamée par les manifestants, mais "qui ne pourrait pas diriger politiquement le pays", selon lui, et mis en avant la formation d'un cabinet "techno-politique". Après son interview les tensions avaient repris de plus belle sur l'ensemble du territoire libanais.

Le patriarche maronite Béchara Raï a reçu jeudi matin le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, devant qui il a plaidé pour la formation le plus rapidement possible d'"un gouvernement ayant la confiance du peuple", alors que le gouvernement de Saad Hariri a démissionné le 29 octobre, sous la pression de la rue.Selon des informations de l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), le dignitaire religieux et le ministre sortant des Affaires étrangères ont évoqué, au cours de leur entretien, les derniers développements locaux, au 29e jour de la révolte populaire contre la classe dirigeante. De son côté, M. Bassil a assuré à Mgr Raï, selon la chaîne de télévision locale LBC, que les concertations entourant la formation du futur cabinet sont arrivées "à un stade avancé", et que le CPL...