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Dernières Infos - Liban

Raï critique les responsables "qui prennent en otage l'avenir de l’État"

Le patriarche maronite Béchara Raï. Photo Ani

Le patriarche maronite Béchara Raï a pris à partie lundi les responsables politiques, les accusant de "prendre en otage l’État" et donnent la priorité à "l'intérêt d'une seule personne ou d'une partie spécifique". Il a souligné que la révolte contre la classe dirigeante, entrée dans sa 26e journée, "a démontré que l'appartenance à la citoyenneté libanaise dépasse toute autre appartenance". 

"La révolte du peuple libanais est historique et n'est liée à aucune confession", a estimé le cardinal Raï lors de la cérémonie d'ouverture d'une réunion des patriarches et évêques catholiques. Les manifestants ont, selon lui, "démontré que l'appartenance à la citoyenneté libanaise dépasse toute autre appartenance", notamment religieuse. 

"Le peuple et la jeunesse ont fait entendre leur voix unie de manière civilisée, pour dire qu'ils ont perdu confiance dans les responsables politiques et qu'ils veulent des gens réputés pour leurs compétences" dans le prochain gouvernement, a déclaré le patriarche maronite. "Ils ont réclamé un gouvernement neutre, indépendant des formations politiques, qui mènera des réformes et luttera contre la corruption", a-t-il précisé. Le dignitaire religieux a regretté que "malheureusement pour certains, la voix de la jeunesse et du peuple et l'effondrement de l’État ne signifient rien et ils préfèrent faire obstacle au développement" du pays. "Nous leur disons qu'ils n'ont pas le droit de prendre en otage l'avenir de l’État pour l'intérêt d'une seule personne ou d'une partie politique", a conclu Mgr Raï, dans une allusion à peine voilée au chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil et au Hezbollah. 

Depuis le 17 octobre, les Libanais manifestent quotidiennement, par dizaines de milliers, pour réclamer la chute de tout le régime actuel et exprimer toute une série de revendications d'ordre socio-économique. Sous la pression de la rue, le gouvernement Hariri a démissionné le 29 octobre. Toutefois, depuis, la nomination d'un futur Premier ministre et la formation d'un nouveau cabinet se fait attendre. 

Le patriarche maronite Béchara Raï a pris à partie lundi les responsables politiques, les accusant de "prendre en otage l’État" et donnent la priorité à "l'intérêt d'une seule personne ou d'une partie spécifique". Il a souligné que la révolte contre la classe dirigeante, entrée dans sa 26e journée, "a démontré que l'appartenance à la citoyenneté libanaise dépasse toute autre appartenance". "La révolte du peuple libanais est historique et n'est liée à aucune confession", a estimé le cardinal Raï lors de la cérémonie d'ouverture d'une réunion des patriarches et évêques catholiques. Les manifestants ont, selon lui, "démontré que l'appartenance à la citoyenneté libanaise dépasse toute autre appartenance", notamment religieuse. "Le peuple et la jeunesse ont fait entendre leur voix unie de manière...