Le président libanais Michel Aoun. Photo d'archives Dalati et Nohra/Handout via REUTERS
La présidence libanaise a indiqué jeudi que le chef de l’État Michel Aoun "poursuivait ses contacts" afin de fixer la date des consultation parlementaires contraignantes pour la formation d'un gouvernement, après la démission du cabinet de Saad Hariri sous la pression inédite de la rue, entrée dans son 22e jour aujourd'hui.
"Le président Aoun suit les développements politiques et sécuritaires dans le pays, et a reçu une série de rapports concernant l'actualité, alors qu'en parallèle, les contacts qu'il effectue pour fixer la date des consultations parlementaires contraignantes se poursuivent pour désigner un Premier ministre", ajoute le palais de Baabda sur son compte Twitter.
Depuis le 17 octobre, le Liban connaît une contestation populaire contre la classe dirigeante jugée corrompue et incompétente, sur fond de grave crise économique. Le mouvement, qui a mobilisé des centaines de milliers de Libanais, toutes communautés confondues, a entraîné la démission le 29 octobre du Premier ministre Saad Hariri, mais la formation d'un nouveau gouvernement se fait attendre. Mercredi, le chef de l’État Michel Aoun a une fois encore assuré que le prochain gouvernement inclurait des "ministres compétents et à l'abri de tout soupçon de corruption".


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