Élèves et étudiants libanais ont entamé mercredi une marche depuis la place Sassine à Achrafieh, vers l'école de la Sagesse, située à une centaine de mètres plus bas, au 21e jour d'une contestation populaire inédite contre le pouvoir qui a poussé le gouvernement de Saad Hariri à démissionner le 29 octobre.
La place Sassine, lieu emblématique d'Achrafieh fermée pendant plusieurs jours depuis le début de la contestation avant sa réouverture hier par les forces de l'ordre, a été bloquée à la circulation ce matin par la police qui encadrait les manifestants. "Nous ne rentrerons pas à la maison, cette révolution ne meurt pas", ont scandé certains jeunes dans le cortège. "Tous des voleurs", "à bas le règne de la corruption", ont crié d'autres.
Des centaines d'élèves et étudiants étaient toujours plus mobilisés que jamais à travers le pays mercredi. De nombreux jeunes ont ainsi rejoint les rangs des manifestants, qui depuis la veille optent pour des actions ciblées contre des institutions publiques, dont les responsables sont accusés de mauvaise gestion et de corruption.
Depuis le 17 octobre, le Liban connaît une contestation inédite ayant paralysé le pays avec la fermeture, durant les deux premières semaines, des banques, écoles et universités. Sous la pression de la rue, le Premier ministre Saad Hariri a démissionné le 29 octobre, mais les concertations pour la formation d'un nouveau cabinet n'avancent pas depuis, exacerbant la colère des manifestants.


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