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Nucléaire iranien : l'UE "très préoccupée" par l'annonce d'une reprise d'activités gelées


La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Photo d'archives AFP / Raul ARBOLEDA

L'Union européenne s'est dite mardi "très préoccupée" par l'annonce par l'Iran de la reprise d'activités d'enrichissement d'uranimum gelées et juge "de plus en plus difficile" de défendre l'accord sur le nucléaire de 2015.

"Nous sommes très préoccupés par l'annonce du président Hassan Rohani qui revient sur les engagements pris par Téhéran. Nous exhortons l'Iran à ne pas prendre de nouvelles mesures qui mineraient davantage l'accord sur le nucléaire qui devient de plus en plus difficile à défendre", a déclaré Maja Kocijancic, la porte-parole de Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne.

L'Iran a annoncé mardi vouloir reprendre ses activités d'enrichissement d'uranium dans son usine de Fordo (à quelque 180 km au sud de Téhéran), gelées conformément à l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien adopté en 2015.

Il s'agit d'une étape supplémentaire dans la réduction des engagements iraniens en riposte au retrait des Etats-Unis, un an plus tôt, de l'accord de Vienne.

"L'Union européenne fondera son évaluation sur la base du rapport de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), seule instance habilitée à vérifier le respect de ses engagements par l'Iran", a annoncé Maja Kocijancic.

"Mais Mme Mogherini a averti qu'il devenait de plus en plus difficile de défendre et de préserver l'accord", a-t-elle souligné.

"Nous avons dit très clairement que notre volonté de mettre en oeuvre notre engagement dépend du respect de ses engagements par l'Iran", a-t-elle rappelé.

"Nous continuons d'exhorter l'Iran à inverser sans tarder les mesures prises en contravention de ses engagements et à s'abstenir de toute autre mesure susceptible de compromettre l'accord", a ajouté la porte-parole.

Téhéran a conclu un accord à Vienne en juillet 2015 avec le Groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) et accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires -- afin de garantir leur caractère exclusivement civil -- en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie.

Mais le retrait unilatéral des Etats-Unis de ce pacte en mai 2018 et le rétablissement de lourdes sanctions américaines prive l'Iran des bénéfices économiques attendus et les autres parties à l'accord ne parviennent pas à renverser cette situation.

Téhéran a commencé en mai à revenir sur certains de ses engagements. L'Iran produit ainsi de l'uranium enrichi à un taux supérieur à la limite de 3,67% prévue par l'accord de 2015 et ne respecte plus la limite de 300 kg imposée à ses stocks d'uranium (faiblement) enrichi.

L'Union européenne s'est dite mardi "très préoccupée" par l'annonce par l'Iran de la reprise d'activités d'enrichissement d'uranimum gelées et juge "de plus en plus difficile" de défendre l'accord sur le nucléaire de 2015. "Nous sommes très préoccupés par l'annonce du président Hassan Rohani qui revient sur les engagements pris par Téhéran. Nous exhortons l'Iran à ne pas prendre de nouvelles mesures qui mineraient davantage l'accord sur le nucléaire qui devient de plus en plus difficile à défendre", a déclaré Maja Kocijancic, la porte-parole de Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne. L'Iran a annoncé mardi vouloir reprendre ses activités d'enrichissement d'uranium dans son usine de Fordo (à quelque 180 km au sud de Téhéran), gelées conformément à l'accord de Vienne sur le...