Des élèves et étudiants de Saïda mobilisés le 5 novembre 2019. Photo Ani
Entre 400 et 500 élèves de l'enseignement secondaire à Saïda ont organisé un défilé mardi matin dans les rues de la ville, avant de rejoindre les manifestants rassemblés dans le centre-ville, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. Cette mobilisation estudiantine intervient alors que la veille, ce sont notamment des mères de famille qui avaient apporté leur soutien au mouvement de contestation, qui se poursuit pour la 20e journée consécutive, en faisant de leur balcon un concert de casseroles.
Les étudiants de l'école secondaire publique de Bizri Nazih ont défilé dans les rues de la ville pour appeler les employés des banques et autres administrations publiques ayant ouvert leurs portes en début de matinée à rejoindre le mouvement de contestation. Ils se sont rassemblés, en chemin, devant le siège de la Banque centrale à Saïda, scandant des slogans hostiles au gouverneur de la BDL, Riad Salamé. Ils ont ensuite rejoint les manifestants présents sur la place Elia, cœur de la révolte dans cette grande ville du Liban-Sud. L'armée libanaise a plus tard évacué cette place et démonté les tentes et infrastructures qui y avaient été installées par les contestataires.
La veille, les manifestants avaient lancé un appel sur les réseaux sociaux, invitant toutes les personnes qui ne pouvaient pas manifester à sortir sur leur balcon et taper sur des casseroles. Cet appel a été largement suivi, notamment par des mères de familles qui ont ainsi affiché leur soutien à la révolte populaire.
Les concerts de casseroles lors de mouvements de contestation de grande ampleur ont notamment été très utilisés lors des manifestations contre le pouvoir en place au Venezuela.


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