Le leader druze libanais Walid Joumblatt. Photo Nabil Ismail
Le leader druze libanais Walid Joumblatt a soutenu mercredi la formation d'un nouveau gouvernement qui ne contiendrait "aucun des partis et visages traditionnels", appelant toutes les formations politiques au dialogue, au lendemain de la démission du Premier ministre, Saad Hariri. Cette démission était une des revendications du mouvement de contestation qui secoue le Liban depuis le 17 octobre.
"Certaines personnes au pouvoir ont refusé le compromis que souhaitait atteindre le Premier ministre démissionnaire", a indiqué Walid Joumblatt dans une interview au site russe Sputnik. Il n'a toutefois pas précisé en quoi consisterait ce compromis politique, sur lequel M. Hariri avait travaillé pendant plusieurs jours afin d'apaiser le mouvement de contestation inédit.
Le leader druze a ajouté qu'il soutenait la formation d'un nouveau gouvernement "sans les partis et visages traditionnels", soulignant que le chef de l'Etat, Michel Aoun, doit "établir un nouveau compromis, cette fois avec les Libanais". En utilisant le terme de "compromis", M. Joumblatt faisait allusion à l’entente politique élargie de 2016, qui avait permis à Michel Aoun d'arriver à la présidence. Il a dans ce cadre appelé "toutes les parties, dont le Hezbollah" au dialogue. "Au Liban, personne ne peut isoler l'autre", a-t-il ajouté.
Depuis le 17 octobre, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues de tout le pays pour réclamer la chute du régime actuel et des solutions à la crise socio-économique que traverse le Liban. Plus tôt dans la journée, Michel Aoun a demandé au gouvernement sortant de gérer les affaires courantes.


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