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Dernières Infos - Liban

Tension à Jiyé entre manifestants et journalistes de la NBN

Photo d'illustration AFP / Patrick BAZ

Une tension régnait mercredi sur l'autoroute de Jiyé, au sud de Beyouth, entre des dizaines de manifestants contre le pouvoir qui bloquaient encore cet axe routier et une équipe de journalistes de la chaîne NBN, affiliée au président du Parlement, Nabih Berry.

Plusieurs manifestants interrogés par la chaîne LBCI affirment qu'ils étaient prêts à rouvrir l'autoroute mais accusent une journaliste de la NBN d'avoir provoqué les protestataires. "Nous lui avons dit de ne pas interviewer les manifestants ni de filmer, mais elle est passée outre nos souhaits et a adopté une attitude provocatrice, sans prendre en compte la situation délicate sur le terrain", a expliqué l'un d'eux, au moment où des dizaines de protestataires étaient rassemblés encore sur place. Les forces de l'ordre ne sont toujours pas parvenues à rétablir le calme.

Plusieurs journalistes ont été agressés durant leur couverture des manifestations contre le pouvoir, depuis le début de la contestation, le 17 octobre.

Saad Hariri a présenté mardi au chef de l'Etat sa démission réclamée par des dizaines de milliers de Libanais depuis le 17 octobre. Cette décision est intervenue  quelques heures après une violente attaque de partisans du Hezbollah et d'Amal contre les manifestants anti-gouvernement dans le centre-ville de Beyrouth. Cette démission intervient malgré l'opposition claire du Hezbollah à une telle décision. Dans les milieux proches du président Aoun, on reproche à Saad Hariri d'avoir pris le chef de l'Etat par "surprise", en affirmant que la décision de démissionner n'avait pas été coordonnée au préalable avec le palais de Baabda.

La révolte populaire libanaise a été déclenchée le 17 octobre par l'annonce surprise d'une taxe sur les appels via les messageries instantanées comme WhatsApp. Cette mesure a été vite annulée mais la colère ne s'est pas apaisée contre la classe dirigeante, jugée incompétente et corrompue dans un pays qui manque d'électricité, d'eau ou de services médicaux de base trente ans après la fin de la guerre civile (1975-1990).



Une tension régnait mercredi sur l'autoroute de Jiyé, au sud de Beyouth, entre des dizaines de manifestants contre le pouvoir qui bloquaient encore cet axe routier et une équipe de journalistes de la chaîne NBN, affiliée au président du Parlement, Nabih Berry.Plusieurs manifestants interrogés par la chaîne LBCI affirment qu'ils étaient prêts à rouvrir l'autoroute mais accusent une journaliste de la NBN d'avoir provoqué les protestataires. "Nous lui avons dit de ne pas interviewer les manifestants ni de filmer, mais elle est passée outre nos souhaits et a adopté une attitude provocatrice, sans prendre en compte la situation délicate sur le terrain", a expliqué l'un d'eux, au moment où des dizaines de protestataires étaient rassemblés encore sur place. Les forces de l'ordre ne sont toujours pas parvenues à rétablir le...