Affrontements, dans le centre-ville de Beyrouth, coeur du mouvement populaire contre le pouvoir, et cible d'une attaque, le 29 octobre 2019, par des militants d'Amal et du Hezbollah. AFP / ANWAR AMRO
Alors que le centre-ville de Beyrouth, coeur de la contestation, depuis 13 jours, contre le pouvoir a été la cible d'une attaque violente de la part de partisans du Hezbollah et d'Amal, Gilbert Doumit, figure de la société civile et activiste, déclare à L'Orient-Le Jour y voir une tentative, de ces deux partis, "de contrôler le centre-ville avant que Saad Hariri n’annonce sa démission".
Le Premier ministre libanais Saad Hariri doit s'exprimer mardi devant la presse à 14H00 GMT (16H00 locales), ont annoncé ses services, alors que des médias ont fait état d'une démission imminente après bientôt deux semaines d'un soulèvement populaire sans précédent.
En début d'après-midi, des assaillants armés de bâtons ont eux lancé une attaque contre le principal site de rassemblement des manifestants dans le centre de la capitale, signe des tensions grandissantes.
"Ces hommes sont des miliciens, des voyous, ils ont détruit les tentes des manifestants, ils ont frappé des jeunes qui étaient là-bas. Ils sont extrêmement violents. L’armée n’était pas préparée à ça. Je pense que cette impréparation est une décision politique", ajoute M. Doumit. "Alors que nous entrons probablement dans une phase de transition, Amal et le Hezbollah veulent placer leur pions", estime-t-il.Interrogé sur l’impact de ces attaques sur le mouvement, M. Doumit estime que les manifestants peuvent avoir peur aujourd'hui, mais selon lui, cette descente par les hommes du Hezbollah ne va pas mettre fin au mouvement.


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