Mario Draghi a fait ses adieux hier à la Banque centrale européenne (BCE) après huit ans d’un mandat scandé par les crises, transmettant une institution divisée à Christine Lagarde, l’ancienne patronne du Fonds monétaire international.
La chancelière allemande Angela Merkel, ainsi que les présidents français Emmanuel Macron et italien Sergio Mattarella doivent rendre hommage à « Super Mario », sobriquet que lui ont valu son acharnement et sa créativité pour préserver l’euro.
Effective le 31 octobre, la sortie de l’Italien sera marquée par la traditionnelle remise de la « clochette » du président de la BCE à son successeur. Il s’agit d’une réplique agrandie de l’objet disposé sur la table du Conseil des gouverneurs siégeant au 41e étage de la tour de l’institution.
Première femme à présider la BCE, Mme Lagarde a déjà annoncé son intention d’en infléchir la culture, en dépoussiérant la communication de son jargon et en mettant davantage l’accent sur l’égalité des sexes et l’action pour le climat. Mais la tâche la plus urgente de cette novice de la politique monétaire sera d’aplanir les divisions au sein du Conseil des gouverneurs, l’organe décidant du niveau des taux dans la zone euro.


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