Hier, lors de la 1re journée du Masters 1000 de Paris-Bercy, le joueur croate Marin Cilic a battu son rival polonais Hubert Hurkacz (7-6 (7/5), 6-4). Christophe Archambault/AFP
Qui de Novak Djokovic, dont le trône vacille, ou de Rafael Nadal, sur le point de s’y réinstaller, terminera l’année dans le costume de n° 1 mondial ? Les deux joueurs ont repris leur duel au Masters 1000 de Paris-Bercy, qui a débuté hier, en l’absence de Roger Federer qui préfère se « ménager » au lendemain de sa 10e victoire à Bâle – sa ville natale.
C’est dans la peau d’un n° 1 mondial en sursis que Djokovic aborde l’avant-dernier tournoi de la saison, à deux semaines du Masters de fin d’année (11-17 novembre) à Londres. Car quoi qu’il arrive au cours de la semaine parisienne, le Serbe de 32 ans cédera à l’Espagnol de 33 ans la tête du classement ATP dès le lendemain, précisément le 4 novembre, puisqu’il perdra à cette date les points récoltés à Londres il y a un an, où Nadal, blessé, était absent.
Mathématiquement, c’est clairement Nadal qui est en position de force pour finir 2019 sur le trône du tennis mondial pour la cinquième fois de sa carrière. À la « Race », le classement établi sur l’année civile, il compte 1 280 points d’avance sur Djokovic. Si bien qu’un titre dans l’Est parisien, là où le roi de Roland-Garros ne s’est encore jamais imposé, lui assurerait de terminer l’année avec le dossard de n° 1, quels que soient les résultats du Serbe. Pour être hors de portée de Djokovic avant le Masters, Nadal a besoin de porter sa marge à plus de 1 500 points. Reste à savoir si le Majorquin en aura les ressources physiques, lui qu’on n’a plus vu en compétition officielle depuis son triomphe à l’US Open début septembre, son 19e en grand chelem, et qui a connu une énième alerte à la main gauche lors de la Laver Cup.
« J’ai dû m’arrêter quelque temps, mais je me sens mieux, c’est pour ça que je suis là », a brièvement expliqué Nadal, qui a pour « objectif d’être à 100 % mercredi (demain) » pour son entrée en lice. Et qui sait parfaitement quelles sont ses priorités. « Bien sûr, j’adorerais finir l’année n° 1 mondial. Mais je l’ai déjà dit, mon objectif désormais, ce n’est pas d’être n° 1, mais d’organiser mon calendrier pour durer le plus longtemps possible. Si avec ce calendrier, je suis n° 1 à la fin de la saison, super, mais je ne ferai pas des trucs en plus pour l’être », pondère-t-il.
Djokovic débutera contre Richard Gasquet ou Dusan Lajovic, Nadal face à Adrian Mannarino ou un qualifié. En attendant, tous deux se sont entraînés ensemble pendant deux heures samedi dernier. Comme si de rien n’était.
Où s’arrêtera Medvedev ?
C’est objectivement le meilleur joueur de ces trois derniers mois : depuis le tournoi de Washington début août et jusqu’au Masters 1000 de Shanghai mi-octobre, en passant par son inimaginable résistance en finale de l’US Open, Daniil Medvedev a atteint la finale des six derniers tournois qu’il a disputés (3 victoires pour 3 défaites). C’est précisément le Russe de 23 ans qui s’est offert les deux derniers trophées en Masters 1000, à Cincinnati pendant l’été, puis à Shanghai. « Très fatigué », Medvedev s’est accordé depuis un repos bien mérité. Parviendra-t-il à étirer encore son impressionnante série sur les courts parisiens ? « Tu ne veux pas que ça s’arrête. Je travaille de mon mieux pour que ça ne s’arrête pas. En ce moment, ça marche bien. J’espère continuer », ambitionne-t-il. Cela risque de passer par un duel contre Djokovic, auquel il est promis en demi-finales.
Comme souvent, Bercy délivrera les derniers sésames pour le Masters. Six joueurs ont déjà le leur en poche : Djokovic, Nadal, Federer, Medvedev, l’Autrichien Dominic Thiem et le jeune Grec Stefanos Tsitsipas. Deux restent à attribuer. Virtuellement, ils sont entre les mains de l’Allemand Alexander Zverev, champion sortant, et de la révélation italienne Matteo Berrettini. Mais une poignée d’autres joueurs, dont le Français Gaël Monfils, actuellement en 10e position, à 195 points du dernier qualifié théorique, et qui pourrait avoir à défier Federer dès les 8es de finale, peuvent encore mathématiquement y prétendre.
Source : AFP

