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Dernières Infos - Liban

Manifestations : solidaire "de la révolution et de ses revendications", le parti d'Arslane salue le discours de Aoun

Le Parti démocratique libanais de l'émir druze Talal Arslane a affirmé vendredi sa solidarité avec "le peuple libanais et ses revendications justes", au neuvième jour de l'énorme mouvement de contestation anti-régime qui agite le pays. Le PDL est représenté au sein du gouvernement de Saad Hariri par le ministre d’État pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion exceptionnelle du parti, les responsables proches de Talal Arslane ont par ailleurs affiché leur soutien au plan de réformes présenté lundi par le Premier ministre Saad Hariri, et au discours prononcé la veille par le chef de l’État Michel Aoun. 

Saad Hariri avait annoncé lundi une liste de réformes économiques et sociales, qui n'avait pas toutefois suffi à calmer la colère et le ras-le-bol des centaines de milliers de Libanais descendus dans la rue depuis jeudi dernier. Le discours de Michel Aoun, qui appelait à "une reconsidération de la situation du gouvernement", mais estimait que les changements de régime "ne se font pas dans la rue", n'avait pas non plus convaincu les contestataires. 

"Le PDL affirme qu'il se tient aux côtés du peuple et de sa révolution spontanée, née des souffrances vécues par les gens depuis plus de 20 ans", souligne le parti dans un communiqué

"Notre prise de position n'est pas politique, ni une façon de fuir nos responsabilités, mais elle reflète les prises de position exprimées par le chef du parti depuis plus de vingt ans", souligne le texte. Le PDL précise dans ce contexte ses différentes revendications, incluant la levée du secret bancaire et la levée de l'immunité de tous les présidents, ministres et députés, anciens et actuels, des fonctionnaires de première catégorie et des responsables sécuritaires. Le parti de Talal Arslane critique également "certains partis qui veulent surfer sur la vague de la révolution", en allusion notamment aux Forces libanaises, dont les quatre ministres ont présenté samedi leur démission.

Les responsables du PDL ont encore appelé à ce que les responsables ayant "pillé les caisses du Trésor public" rendent ces fonds et soient traduits en justice, et que les revendications des manifestants concernant les allocations de santé, les pensions de retraite, les prêts immobiliers et autres soient entendues. Le parti a demandé en outre qu'un plan pour le retour des réfugiés syriens présents au Liban soit approuvé et qu'une conférence soit organisée en vue d'une révision du régime confessionnel. 

"Nous avons pleine confiance dans la liste de réformes" présentée par le Premier ministre Saad Hariri, a ajouté le PDL, saluant le discours prononcé la veille par le chef de l’État Michel Aoun.

Le Parti démocratique libanais de l'émir druze Talal Arslane a affirmé vendredi sa solidarité avec "le peuple libanais et ses revendications justes", au neuvième jour de l'énorme mouvement de contestation anti-régime qui agite le pays. Le PDL est représenté au sein du gouvernement de Saad Hariri par le ministre d’État pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib. Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion exceptionnelle du parti, les responsables proches de Talal Arslane ont par ailleurs affiché leur soutien au plan de réformes présenté lundi par le Premier ministre Saad Hariri, et au discours prononcé la veille par le chef de l’État Michel Aoun. Saad Hariri avait annoncé lundi une liste de réformes économiques et sociales, qui n'avait pas toutefois suffi à calmer la colère et le ras-le-bol des...