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Roukoz soutient les revendications des manifestants, mais rejette toute insulte contre le président

Liban
OLJ
21/10/2019

Chamel Roukoz, député du bloc du Liban Fort, principalement constitué du Courant patriotique libre (aouniste), a affirmé lundi soutenir les revendications du mouvement de contestation qui secoue le pays pour la cinquième journée consécutive, rejetant toutefois les insultes lancées par les manifestants contre le président de la République, Michel Aoun, son beau-père. 

Le communiqué publié par le bureau de presse de M. Roukoz, ancien général de l'armée libanaise, intervient après la mise en ligne d'une photo dans laquelle il semble participer aux manifestations, qui a lui a valu de nombreuses critiques. Selon le texte, cette mise au point a été publiée "après la publication d'une photo du général Chamel Roukoz le présentant comme participant aux manifestations, et suite à la campagne lancée contre sa personne".

"Le général Roukoz n'avait pas l'intention de participer au mouvement", "mais voulait passer, avec sa famille, dans la région de Mazraat Yachouh (Metn), lorsque des manifestants l'ont arrêté et l'ont accueilli", précise le texte. Le député a souligné "connaître les revendications du mouvement", qui concernent des décisions qu'il a lui-même cherché à faire adopter. Il a toutefois "rejeté par principe toute les attaques contre le président de la République". 

Peu auparavant, les manifestants présents à Mazraat Yachouh avaient indiqué que des jeunes manifestants avaient porté le député sur leurs épaules, pensant qu'il avait présenté sa démission de son poste de député, selon des rumeurs ayant circulé à ce sujet. "Lorsqu'il s'est avéré qu'il voulait seulement traverser un barrage, plusieurs personnes l'ont empêché de passer et l'ont obligé à prendre une route secondaire", ont-ils précisé dans un communiqué. 

M. Roukoz n'est pas membre du CPL mais fait partie du bloc aouniste au Parlement. Depuis plusieurs mois, il est soupçonné de vouloir prendre ses distances de cette formation politique, notamment après avoir participé à des événements avec d'anciens membres dissidents du CPL. 

Depuis jeudi soir, des centaines de milliers de Libanais appellent à la chute de la classe politique actuelle, accusée de corruption et de clientélisme, sur fond de crise socio-économique persistante. 

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