La secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin. AFP/Joël SAGET
Les Européens vont examiner "la semaine prochaine" la possibilité de sanctions contre la Turquie en représailles à l'offensive turque dans le nord-est de la Syrie, a annoncé vendredi la secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes Amélie de Montchalin.
"Évidemment que c'est sur la table", a répondu Amélie de Montchalin à une question sur l'éventualité de sanctions européennes contre Ankara. "Ce sera débattu au Conseil européen la semaine prochaine", a-t-elle ajouté sur la radio France inter.
La Turquie mène depuis mercredi une offensive contre la milice kurde des YPG, soutenue par les Occidentaux dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), mais qu'Ankara considère comme un "groupe terroriste".
L'assaut turc en Syrie a provoqué un tollé international, plusieurs pays craignant une résurgence de l'EI. Les Kurdes syriens ont été aux avant-postes de la lutte contre l'organisation jihadiste.
"Vous imaginez bien qu'on ne va pas rester impuissant face à une situation qui non seulement est absolument choquante pour les civils qui sont soumis à cela, qui est choquante pour les Forces (démocratiques) syriennes qui ont depuis cinq ans accompagné les travaux de la coalition mais c'est surtout aussi choquant pour la stabilité de la région", a réagi la ministre française.
"La condamnation, elle est ferme mais elle n'est pas juste que (..) dans les mots. On va agir", a-t-elle affirmé.
La participation de la Turquie à l'Otan devrait-elle être suspendue, comme l'a suggéré l'ancien président français François Hollande ?
"Toutes ces discussions là vont avoir lieu au niveau européen. Aujourd'hui, rien n'est fermé parce que tout se discute", a répondu Amélie de Montchalin sans plus de précision.


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