Photo AFP / BULENT KILIC
La France condamne "très fermement" l'offensive turque lancée mercredi dans le nord de la Syrie et va saisir le Conseil de sécurité de l'ONU, a déclaré la secrétaire d'État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, quelques instants après le début de l'opération turque.
"La France, l'Allemagne et le Royaume uni sont en train de finaliser une déclaration commune qui sera extrêmement claire sur le fait que nous condamnons très fortement et très fermement ce qui est rapporté", a-t-elle dit devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
"Nous saisissons le Conseil de sécurité des Nations unies et cherchons la plus grande coalition (possible) pour apporter le sujet le plus rapidement en discussion" au niveau international, a ajouté la secrétaire d'Etat.
La France a consulté mercredi ses partenaires européens pour "examiner toutes les options", dont la saisine du Conseil de sécurité, a-t-on ajouté, sans plus de précisions, au ministère des Affaires étrangères.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé mercredi le début d'une nouvelle opération militaire contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), soutenue par les pays occidentaux mais bête noire d'Ankara.
La présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Marielle de Sarnez, a aussi "condamné" l'offensive turque, qui vise directement les Kurdes syriens, alliés des Occidentaux dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).
"C'est une violation du droit international, une violation des frontières", a déclaré Marielle de Sarnez. "L'action de la Turquie est une faute morale, une faute politique, qui met en cause la stabilisation du nord-est syrien, qui met en cause la sécurité de cette zone", a-t-elle ajouté.
"Nous ne pouvons pas laisser faire l'offensive turque", a-t-elle affirmé en appelant à une mobilisation de la communauté internationale.
M. Erdogan a annoncé mercredi le début d'une nouvelle opération militaire contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), soutenue par les pays occidentaux, mais bête noire d'Ankara.
Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker a immédiatement exigé l'arrêt de l'offensive lancée par la Turquie et averti qu'aucun financement européen ne serait accordé pour la "zone de sécurité" qu'Ankara souhaite instaurer dans le nord de la Syrie le le long de la frontière avec la Turquie.
Le président français Emmanuel Macron, qui a rencontré mardi (BIEN mardi) la responsable kurde Ilham Ahmed, s'est dit "aux côtés des FDS (Forces démocratiques syriennes, ndlr), parce que ce sont des partenaires clés dans la lutte contre Daech (l'acronyme arabe du groupe jihadiste EI).


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