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Dernières Infos - Liban

Convocation des ministres des Télécoms : respecter la justice est une obligation, déclare Aoun


Le président libanais, Michel Aoun. Photo d'archives REUTERS/Mohamed Azakir

Le président libanais, Michel Aoun, a commenté mercredi la polémique entourant la convocation devant le Parquet financier du ministre des Télécommunications, Mohammad Choucair et de certains de ses prédécesseurs, dans le cadre d'une enquête pour corruption, estimant qu'il était "obligatoire de respecter la justice".

"Le respect de la justice est une obligation, pas un choix", a écrit le président Aoun sur son compte Twitter, et non sur celui de la présidence. Il a estimé qu'"une convocation ne signifie pas nécessairement une inculpation". "Se présenter devant la justice contribue à mettre au jour la liberté", a-t-il ajouté. 

Plus tôt dans la journée, l'ancien ministre Nicolas Sehanoui, relevant du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), avait été interrogé par le procureur général financier, le juge Ali Ibrahim, dans cette affaire de corruption au sein du ministère des Télécoms, qu'il a dirigé de 2011 à 2014. La semaine dernière, le ministre actuel des Télécoms, Mohammad Choucair, et son prédécesseur Jamal Jarrah, tous deux membres du courant du Futur (du Premier ministre Saad Hariri), avaient refusé de se présenter devant le Parquet financier, dénonçant la "politisation" de l'enquête pour corruption en cours. Ils avaient notamment reproché à la justice de n'avoir convoqué que des anciens ministres d'un seul camp politique. L'ancien ministre des Télécoms Boutros Harb (indépendant, proche du 14 Mars) s'était pour sa part présenté devant le procureur, qui base sa démarche sur des informations transmises par la commission parlementaire de l'Information et des Télécoms, présidée par l'ancien ministre Hussein Hajj Hassan (Hezbollah). Ce dernier accuse depuis plusieurs mois M. Choucair de corruption.

Le président libanais, Michel Aoun, a commenté mercredi la polémique entourant la convocation devant le Parquet financier du ministre des Télécommunications, Mohammad Choucair et de certains de ses prédécesseurs, dans le cadre d'une enquête pour corruption, estimant qu'il était "obligatoire de respecter la justice". "Le respect de la justice est une obligation, pas un choix", a écrit le président Aoun sur son compte Twitter, et non sur celui de la présidence. Il a estimé qu'"une convocation ne signifie pas nécessairement une inculpation". "Se présenter devant la justice contribue à mettre au jour la liberté", a-t-il ajouté. Plus tôt dans la journée, l'ancien ministre Nicolas Sehanoui, relevant du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), avait été interrogé par le procureur général financier, le juge Ali...