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Algérie : les libertés "gravement menacées" par la "répression croissante", prévient une ONG

AFP
09/10/2019

Les libertés d'expression et de manifestation sont "gravement menacées" en Algérie par la "répression croissante" du mouvement de contestation inédit du régime, marquée par une "vague d'arrestations arbitraires", dénonce mercredi l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme (Obs).

"Le régime en place tente par tous les moyens de se maintenir au pouvoir et d'étouffer le mouvement de contestation pacifique en cours, instaurant un climat de peur par la répression", explique dans un communiqué Alexandra Poméon, responsable d'Obs, partenariat entre la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH)et l'Organisation mondiale contre la Torture (OMCT).

Selon Obs, "dans un contexte de répression croissante des manifestations pacifiques par les forces de l'ordre algériennes, des centaines de personnes ont été arbitrairement arrêtées depuis début septembre, dont de nombreux défenseurs des droits humains".

Obs appelle à leur "libération immédiate et inconditionnelle" et "au respect des libertés d'expression, de réunion et de manifestation qui sont (...) grandement menacées en Algérie", théâtre depuis le 22 février d'un mouvement inédit de contestation, le "Hirak" qui réclame le démantèlement du "système" au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1962.

De nombreux journalistes, militants et figures du mouvement de contestation né le 22 février ont été arrêtés ces dernières semaines, sur fond de crispation des positions des acteurs de la crise.

Le pouvoir, incarné par le haut commandement de l'armée, aux commandes du pays, cherche à tout prix à organiser le 12 décembre une présidentielle pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, poussé à la démission par la rue en avril, après 20 ans à la tête de l'Etat.

Le "Hirak", qui exige le départ du pouvoir de toutes les figures de l'appareil hérité de la présidence Bouteflika, rejette cette élection qui ne vise qu'à assurer la survie du "système" politique en place depuis l'indépendance en 1962.

"A deux mois des élections présidentielles du 12 décembre, cette vague d'arrestations arbitraires, qui a clairement pris pour cible les défenseurs des droits humains, est un très mauvais signal pour une éventuelle transition vers la démocratie en Algérie", poursuit Alexandra Poméon.

Selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), ONG algérienne réclamant l'élargissement des "détenus politiques et d'opinion", plus de 80 personnes arrêtées depuis de juin à Alger pour des faits liés au Hirak sont toujours en détention provisoire.

Mardi, la police a, pour la première fois depuis le début du Hirak, empêché la manifestation hebdomadaire à Alger des étudiants, jusqu'ici tolérée malgré une interdiction de manifester dans la capitale remontant à 2001 et toujours en vigueur.

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