Les signes de ralliement à l’arrêt de travail de 11 heures à midi ce jeudi se multiplient. L’Association des commerçants de Beyrouth a lancé cette initiative la semaine dernière dans le but de « protester contre l’effondrement du secteur privé ».
Les Associations des commerçants de Saïda, de Tripoli, du Akkar et de la rue Badaro à Beyrouth ont en effet décidé de rejoindre le mouvement et dénoncent essentiellement la hausse des impôts et taxes, notamment la TVA qui, en marge de la crise économique actuelle, diminue le pouvoir d’achat des citoyens. Une situation qui a contraint plusieurs entreprises à mettre la clé sous la porte. Le nombre de ces dernières a baissé de 40 % depuis 2011, selon le président de l’Association des commerçants de Beyrouth, Nicolas Chammas.
L’Association des promoteurs immobiliers du Liban (Redal) est également « solidaire » de cette initiative, de même que les importateurs de mobilier européen au Liban. Ces derniers s’opposent notamment au décret n° 5497 qui impose de nouveaux droits de douane.
Cet arrêt de travail a été lancé dans un contexte économique difficile, en marge duquel les distributeurs de carburant, mobilisés depuis le mois d’août, ont appelé plusieurs fois à arrêter le travail. Ils avaient également appelé à une grève illimitée vendredi, avant de changer d’avis.


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