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Moyen Orient et Monde - Hong Kong

Le gouvernement envisage de limiter l’accès à internet

Un manifestant pro-démocratie violemment interpellé par la police, à Hong Kong. Jorge Silva/Reuters

Le gouvernement hongkongais envisage de limiter l’accès à internet, a déclaré hier un membre du conseil exécutif, trois jours après l’interdiction du port du masque dans les rassemblements qui, contrairement à son objectif, a attisé la constatation. « Le gouvernement n’exclura pas la possibilité d’interdire internet », a ainsi déclaré Ip Kwok-him, un membre du conseil exécutif et député pro-Pékin.

Internet est un outil indispensable pour le mouvement pro-démocratie qui utilise les forums en ligne et les messageries cryptées pour organiser les actions de la contestation.

M. Ip a cependant souligné que restreindre l’accès à internet pourrait avoir des conséquences néfastes pour Hong Kong. « Je pense que l’une des conditions de mise en œuvre de l’interdiction d’internet serait de ne pas affecter les entreprises de Hong Kong », a tempéré ce membre du conseil exécutif, qui est l’organe consultatif de la chef de l’exécutif Carrie Lam.

Cette nouvelle menace intervient après trois jours consécutifs de flashmobs et d’actions non autorisées, qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, à travers tout le territoire semi-autonome. De nombreuses stations de métro ont été vandalisées et une bonne partie du réseau est restée à l’arrêt pendant trois jours consécutifs. Des entreprises ayant des liens avec la Chine ont également été la cible de saccages. C’est la décision, vendredi après-midi, d’interdire aux manifestants de dissimuler leur visage qui a mis le feu aux poudres. Carrie Lam avait estimé que cette décision était nécessaire afin de mettre fin à quatre mois d’une contestation sans précédent.

La loi est injuste

Hier, deux premières personnes ont comparu pour avoir enfreint cette interdiction, un étudiant et une femme de 38 ans. Les deux prévenus ont été accusés de rassemblement illégal, un fait passible de trois ans d’emprisonnement, et d’avoir enfreint l’interdiction de porter un masque dans les rassemblements publics, qui prévoit une peine maximale d’un an de prison. À l’extérieur du tribunal, des manifestants scandaient des slogans comme « Porter un masque facial n’est pas un crime » et « La loi est injuste ». Beaucoup d’opposants à cette interdiction redoutent qu’elle ne soit que le prélude à l’adoption de nouvelles mesures d’urgence par les autorités. « C’est une excuse pour introduire d’autres lois totalitaires, la prochaine, ce sera la loi martiale », a affirmé à l’AFP un manifestant, Lo, devant le tribunal.

Hong Kong est secouée depuis quatre mois par des manifestations pro-démocratie de plus en plus violentes. La contestation avait démarré en juin contre un projet de loi qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine continentale. Le texte a été abandonné début septembre, trop tard aux yeux des manifestants.

Source : AFP

Le gouvernement hongkongais envisage de limiter l’accès à internet, a déclaré hier un membre du conseil exécutif, trois jours après l’interdiction du port du masque dans les rassemblements qui, contrairement à son objectif, a attisé la constatation. « Le gouvernement n’exclura pas la possibilité d’interdire internet », a ainsi déclaré Ip Kwok-him, un membre du conseil exécutif et député pro-Pékin.Internet est un outil indispensable pour le mouvement pro-démocratie qui utilise les forums en ligne et les messageries cryptées pour organiser les actions de la contestation.M. Ip a cependant souligné que restreindre l’accès à internet pourrait avoir des conséquences néfastes pour Hong Kong. « Je pense que l’une des conditions de mise en œuvre de l’interdiction d’internet serait de ne pas...
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