Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, lors d'une interview avec l'AFP dans sa résidence à Msayleh (Liban-Sud), le 8 mai 2018. Photo d'archives Mahmoud ZAYYAT
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a appelé mercredi les responsables à mettre sur pied un "comité économique d'urgence" afin de travailler à résoudre la crise économique et financière que traverse le Liban, s'interrogeant sur les raisons pour lesquelles les différentes parties politiques ne parviennent pas à s'entendre sur les réformes à mettre en oeuvre.
"Le chemin à prendre pour sauver réellement le pays est connu et la voie est ouverte", a affirmé M. Berry, selon des propos de rapportés par le député Ali Bazzi, qui était présent à la réunion hebdomadaire que tient le chef du Législatif avec des membres du Parlement. Il a souligné que, lors de la réunion de Baabda du 2 septembre, à laquelle étaient présents les principaux dirigeants et responsables politiques du pays, les différentes parties s'étaient mises d'accord de manière consensuelle sur 22 articles, sur base de 49 propositions de solutions pour résoudre la crise économique. "Sur quoi divergent" les responsables, et pourquoi faut-il relancer les débats sur ces différents articles, s'est interrogé dans ce contexte Nabih Berry, appelant à la création de la "commission d'urgence économique".
Lors de la réunion de Baabda, les responsables s'était mis d'accord, dans le cadre de l'état d'urgence économique décrété, sur la création de cette commission, qui devra répondre du président Michel Aoun. Elle n'a toutefois toujours pas été constituée.
Le président de la Chambre a par ailleurs annoncé qu'il convoquera la Chambre le 15 octobre afin d'élire les membres du Bureau de la Chambre et des commissions parlementaires.
Les députés présents à la "réunion du mercredi" ont en outre discuté de la polémique qui avait agité la dernière séance parlementaire, lorsque le Premier ministre, Saad Hariri, a décidé de retirer de l'ordre du jour un projet de loi relatif à des projets d'infrastructure, notamment dans le Mont-Liban. Cette décision avait été vivement critiquée par plusieurs députés des régions concernées par ces projets de développement.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine