Le Premier ministre libanais, Saad Hariri (c), présidant une réunion de la commission ministérielle chargée d'étudier les cahiers des charges dans le secteur de l'électricité, le 27 septembre 2019 au Grand Sérail. Photo Dalati et Nohra
La commission ministérielle chargée du dossier de l'électricité s'est une nouvelle fois réunie vendredi sous la présidence du chef du gouvernement, Saad Hariri, et a annoncé qu'elle allait prendre une décision la semaine prochaine au sujet de la production du courant électrique dans les plus brefs délais et avec de moindre coûts.
"L'équipe technique se chargera de choisir le meilleur moyen pour assurer le courant électrique le plus vite possible et à moindre coût, car c'est cela l'objectif principal, et la semaine prochaine nous allons prendre une décision concernant le meilleur moyen envisagé", a annoncé le ministre de l'Information, Jamal Jarrah, à l'issue de la réunion.
"Le Premier ministre tient des réunions intensives afin de clore le dossier de l'électricité qui est primordial pour les Libanais et pour l'économie, surtout que le moyen qui sera adopté aura pour objectif de réduire le déficit au niveau de la production et du budget, de sorte à économiser à l'Etat de grandes sommes d'argent tout en augmentant les heures d'approvisionnement", a ajouté M. Jarrah.
Par ailleurs, le ministre de l'Information a annoncé qu'il n'y aura pas de Conseil des ministres lundi prochain, contrairement à ce qui avait été annoncé la veille. La réunion a été reportée à mardi, selon l'agence al-Markaziya en raison de l'absence du Premier ministre Hariri qui sera à Paris pour les obsèques de l'ancien président français Jacques Chirac.
Adopté au printemps par le gouvernement, le plan de réforme de l’électricité – qui doit permettre de renforcer les capacité d’Electricité du Liban (EDL) tout en ajustant les tarifs qui n’ont plus bougé depuis 1994 – contient également un volet consacré aux énergies renouvelables, notamment dans l’axe portant sur la construction de nouvelles centrales. Mais dans un rapport publié fin juillet, Greenpeace recommandait au ministère de renoncer à certains projets prévoyant la construction de nouvelles centrales conventionnelles pour accélérer davantage sa transition énergétique.
La ministre libanaise de l’Énergie Nada Boustani a affirmé mercredi que l'objectif du Liban, à l'horizon 2030, était de produire 30% de son électricité via les énergies renouvelables, assurant que le développement de ce secteur créera "de nombreuses opportunités d'investissement dans les dix prochaines années".


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