Le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, reçu le 25 spetmebre 2019 à Jeddah par le roi Salmane d'Arabie saoudite. Bandar Algaloud/Courtesy of Saudi Royal Court/Handout via REUTERS
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammad ben Salmane, a reçu mercredi le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi pour des entretiens centrés sur les attaques contre les infrastructures pétrolières du royaume.
Ces attaques menées le 14 septembre contre les installations du géant pétrolier saoudien Aramco à Abqaiq et à Khurais ont initialement divisé par deux la production de brut du royaume, alarmant les marchés mondiaux de l'énergie et accroissant les tensions régionales. Riyad et Washington ont accusé l'Iran d'être responsable de ces attaques revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen.
La rencontre entre le prince héritier et le responsable irakien "a porté sur les développements régionaux, en particulier sur les attaques de sabotage sur les installations d'Aramco à Abqaiq et à Khurais, en soulignant le désir irakien de sécurité et de stabilité pour le royaume", a rapporté l'agence de presse officielle saoudienne, SPA.
Bien que les houthis aient revendiqué ces frappes effectuées en territoire saoudien, Ryad et Washington, puis l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, ont accusé l'Iran d'en être responsable. Washington a déclaré que les attaques avaient impliqué des missiles de croisière venus d'Iran et que ces tirs constituaient "un acte de guerre".
Par ailleurs, confronté à des informations selon lesquelles les tirs seraient partis du territoire irakien, Bagdad, pris entre ses deux principaux alliés, l'Iran et les Etats-Unis, a nié tout lien avec ces attaques. Et le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a déclaré qu'il n'y avait pas de preuve que les attaques aient été lancées depuis l'Irak.
L'expression de solidarité du Premier ministre irakien avec l'Arabie saoudite intervient à la suite d'un réchauffement régulier des relations entre Bagdad et Riyad, après des décennies de tension.
Parallèlement, le ministre irakien du pétrole Thamer al-Ghabdane a eu mercredi des entretiens avec son homologue saoudien, le prince Abdelaziz ben Salmane, a indiqué SPA.
L'Arabie saoudite avait interrompu ses relations et fermé sa frontière avec l'Irak après l'invasion du Koweït lancée par le président irakien Saddam Hussein en août 1990. Mais une série de visites au cours des derniers mois ont montré le réchauffement des relations entre Badgdad et Riyad, à un moment où l'Arabie saoudite cherche à contrer la forte présence de l'Iran dans la politique irakienne.


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