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Afghanistan: fin de campagne électorale avec au moins quatre tués, dont un journaliste

Le président afghan, Ashraf Ghani. Photo d'archives AFP

Le dernier jour de campagne de la présidentielle afghane mercredi a été marqué par l'unique débat télévisé entre deux principaux candidats et l'annonce de la mort de quatre personnes, dont un journaliste, dans un attentat.

Le journaliste, Abdul Hamid Hotaki, présentateur des actualités pour une radio de Kandahar (sud), a été grièvement blessé mardi soir par une explosion avec sept autres civils, selon le porte-parole du gouverneur de la ville, Baheer Ahmadi.

L'attentat visait une permanence électorale du chef de l'Etat, Ashraf Ghani, qui est candidat à sa réélection dans le scrutin du 28 septembre.

Mercredi soir, le président a fait faux bond, pour la deuxième fois, à un débat télévisé en direct. Il a laissé ses deux principaux concurrents, le chef de l'exécutif Abdullah Abdullah et l'ancien chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar, ferrailler de chaque côté d'un pupitre vide.

La campagne électorale a été endeuillée par une série d'attentats, dont les talibans ont revendiqué les plus sanglants.

Les insurgés, qui qualifient les responsables au pouvoir de "marionnettes", ont averti qu'ils feraient tout pour empêcher la tenue de l'élection, qu'ils jugent illégitime.

La semaine dernière, un attentat-suicide taliban contre une réunion électorale au nord de Kaboul avait fait 26 morts.

L'attentat de mardi soir à Kandahar n'a pas été revendiqué. Le journaliste Abdul Hamid "Hotaki et d'autres civils blessés ont été aussitôt transportés à l'hôpital mais malheureusement il est mort quelques heures plus tard", a dit Mr. Ahmadi.

Un enfant figure parmi les trois autres personnes décédées, selon le ministère de l'Intérieur.

Mercredi une autre explosion contre un bureau de campagne de Mr. Ghani à Lashkar Gah, dans la province du Helmand (Sud), a fait trois blessés, selon le porte-parole du chef de la police pour la province, Mohammad Zaman Hamdard.

La campagne électorale se termine mercredi à minuit et le scrutin s'ouvrira samedi à 07h00. Le précédent, en 2014, avait été entaché de graves irrégularités.

La cheffe de la Commission électorale indépendante, Hawa Alam Nouristani a appelé mercredi ses compatriotes à aller voter, en les assurant que le travail de sa commission sera "sincère et impartial", et en espérant que "l'élection sera transparente et reconnue par le peuple".

Les favoris pour le scrutin, qui figuraient déjà au deuxième tour en 2014, sont Ashraf Ghani et son chef de l'exécutif Adbdullah Abdullah. Ils ont tous deux fait campagne jusqu'au dernier moment.

M. Ghani avait fait faux-bond à M. Abdullah dans le premier débat devant les opposer, le 16 septembre, en arguant que ce dernier n'avait pas de programme à défendre. Mercredi soir, Mr Abdullah et Hekmatyar ont averti qu'ils ne tolèreraient pas de fraude dans le scrutin. Celui de 2014 avait été entaché de graves irrégularités.

L'Afghanistan est considéré comme le pays le plus dangereux pour les journalistes, qui courent de grands risques à suivre le conflit et qui sont parfois la cible directe d'attaques.

Au moins 15 journalistes et employés de médias ont été tués en 2018, la pire année pour cette profession dans le pays, selon l'organisation Reporters sans frontières.

Le chef-photographe de l'AFP en Afghanistan, Shah Marai, avait été tué avec 24 autres personnes, dont huit journalistes, dans une attaque-suicide à Kaboul en avril 2018.

Le dernier jour de campagne de la présidentielle afghane mercredi a été marqué par l'unique débat télévisé entre deux principaux candidats et l'annonce de la mort de quatre personnes, dont un journaliste, dans un attentat. Le journaliste, Abdul Hamid Hotaki, présentateur des actualités pour une radio de Kandahar (sud), a été grièvement blessé mardi soir par une explosion avec sept autres civils, selon le porte-parole du gouverneur de la ville, Baheer Ahmadi. L'attentat visait une permanence électorale du chef de l'Etat, Ashraf Ghani, qui est candidat à sa réélection dans le scrutin du 28 septembre. Mercredi soir, le président a fait faux bond, pour la deuxième fois, à un débat télévisé en direct. Il a laissé ses deux principaux concurrents, le chef de l'exécutif Abdullah Abdullah et l'ancien chef de...