Le président libanais Michel Aoun s'est entretenu mardi avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, à New York. Photo Ani.
Le président libanais Michel Aoun s'est entretenu mardi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, avec le roi Abdallah II de Jordanie, puis avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
M. Aoun a examiné avec le roi de Jordanie la coopération économique entre les deux pays et la création d'un marché économique commun qui concerne dans un premier temps le Liban, la Jordanie, l'Irak et la Syrie. Ils ont aussi abordé le dossier des réfugiés syriens. Le roi Abdallah II a dans ce cadre indiqué qu'il allait se rendre à Sochi pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine et discuter de cette question. il s'est dit en outre prêt à aider le Liban dans tous les domaines.
Selon des sources diplomatiques citées par notre correspondante Hoda Chedid, le monarque jordanien a indiqué lors de la réunion qu'il souhaitait que le futur gouvernement israélien ne soit pas dirigé par Benjamin Netanyahu. Le Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu et son rival Benny Gantz sont entrés mardi dans le vif des négociations pour un partage du pouvoir, mais un mur se dresse devant eux, chacun tenant mordicus à diriger le prochain cabinet. Les deux rivaux sont arrivés presque ex-æquo lors des législatives du 17 septembre, et sont dans l'impossibilité chacun de rallier la majorité des sièges au Parlement.
Par ailleurs, selon des informations rapportées par le porte-parole de la présidence égyptienne, la rencontre entre Michel Aoun et Abdel Fattah el-Sissi a porté sur "les moyens de renforcer la coopération entre le Liban et l’Égypte et la possibilité de profiter de l'expérience égyptienne dans plusieurs domaines tels que l'électricité, l'énergie et les infrastructures". Les deux présidents ont aussi examiné la situation en Syrie.
M. Sissi a assuré à son interlocuteur qu'il était "fier des relations entre l’Égypte et le Liban, que ce soit au niveau officiel ou sur le plan populaire". De son côté le président libanais a fait part de sa reconnaissance pour l’Égypte "en tant que pilier essentiel dans le soutien et du maintien de la stabilité au Liban et dans la région arabe".
M. Aoun s'est enfin réuni avec la directrice générale de l'Unesco Audrey Azoulay.


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