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Dernières Infos - Liban

Crise financière : les Organismes économiques libanais réclament "des mesures radicales"



Le ministre des Télécoms et président des Organismes économiques libanais, Mohammad Choucair, lors d'une conférence de presse, en août 2019. Photo P.H.B.

Les Organismes économiques libanais ont appelé mardi les responsables à "prendre des mesures radicales" pour régler les dossiers qui plombent la situation économique du pays, affirmant que le secteur privé "s'effondre" et que les secteurs de production "agonisent".  

Lors d'une réunion présidée par le ministre des Télécommunications, Mohammad Choucair, à la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban, réunion au cours de laquelle ils ont passé en revue l'avant-projet de budget pour l'exercice 2020, les organismes économiques ont exprimé "leurs craintes" face aux nombreux reculs de la situation économique et financière qui touchent l'ensemble de l'économie nationale. "La crise profonde et dangereuse que traverse le Liban est inédite", ont-ils estimé. Ils ont dans ce contexte appelé le pouvoir politique à "faire preuve d'audace pour traiter les dossiers essentiels qui affectent l'économie et la finance" du Liban et à prendre des "mesures radicales". 

"Le secteur privé, qui représente le trois-quart de la société libanaise, est en train de s'effondrer comme des dominos et l'économie et les secteurs de production agonisent", ont souligné les organismes économiques, déplorant le fait que, malgré cette situation, il n'y a "aucune initiative sérieuse à l'horizon". Les organismes économiques ont encore appelé à une "restructuration du secteur public afin de limiter ses dépenses", une mesure qui doit se trouver "en tête des priorités" des responsables. A cet effet, ils ont invité le pouvoir à "mettre un terme à l'économie parallèle, à régler le dossier de l'électricité et lutter contre la corruption". 

"La privatisation de certains organismes publics et l'apport d'investissements dans d'autres institutions, en partenariat entre les secteurs privé et public font partie des solutions", ont-ils suggéré. 

Le budget 2020, qui est actuellement à l'étude par le gouvernement, est attendu aussi bien par les donateurs de la conférence de Paris (CEDRE) que par les agences de notation financière. L’objectif prioritaire des dirigeants libanais dans le budget 2020 est d’accélérer le processus de réformes afin de réduire le déficit. L’avant-projet du budget de 2020 table sur un déficit public de 4,37 milliards de dollars (6.590,1 milliards de livres libanaises), en prenant en considération les transferts du Trésor public à Électricité du Liban. La part du déficit par rapport au PIB serait alors de 7,38 %, en se basant sur une prévision de croissance de 1,2 % et une inflation à 2,8 %. Un ratio légèrement inférieur à celui prévu dans le budget de 2019 (voté le 19 juillet dernier) fixé à 7,59 %, mais qui devrait plutôt osciller entre 9 et 10 % pour l’année en cours, selon les principales agences de notation.

Les Organismes économiques libanais ont appelé mardi les responsables à "prendre des mesures radicales" pour régler les dossiers qui plombent la situation économique du pays, affirmant que le secteur privé "s'effondre" et que les secteurs de production "agonisent".  Lors d'une réunion présidée par le ministre des Télécommunications, Mohammad Choucair, à la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban, réunion au cours de laquelle ils ont passé en revue l'avant-projet de budget pour l'exercice 2020, les organismes économiques ont exprimé "leurs craintes" face aux nombreux reculs de la situation économique et financière qui touchent l'ensemble de l'économie nationale. "La crise profonde et dangereuse que traverse le Liban est inédite", ont-ils estimé. Ils ont dans ce contexte appelé le pouvoir politique...