Deux pilotes de chasse belges aux commandes d'un F-16 ont survécu jeudi au crash de leur appareil dans l'ouest de la France, et l'un d'eux est resté suspendu à une ligne haute tension par son parachute avant d'être décroché.
"Le pilote et son co-pilote ont pu s'éjecter avant le crash. Ils ont été tous les deux localisés et sont en vie", a indiqué peu après midi la préfecture du Morbihan dans un communiqué. Les secours, dépêchés sur la zone, ont pu rapidement prendre en charge un premier pilote.
Il se sont ensuite affairés à décrocher le second pilote, qui est resté accroché avec son parachute pendant plus de deux heures aux câbles d'une ligne électrique. Il a pu être récupéré par les pompiers, aidés par des spécialistes du réseau électrique haute tension. "Il a été décroché, on a les deux, pilote et copilote, en urgence relative. Ils sont vivants et blessés, ils sont pris en charge par les pompiers", a précisé la préfecture à l'AFP.
La cause de l'accident n'était pas connue dans l'immédiat. L'armée belge a indiqué qu'une équipe d'enquêteurs allait se rendre en Bretagne.
Les deux militaires avaient décollé de Florennes (Belgique) pour un vol d'entraînement à destination de la base aéronautique navale de Lann-Bihoué (Morbihan), quand leur avion s'est écrasé, selon la préfecture.
Un périmètre de sécurité de 500 mètres a été mis en place autour du site du crash et une quarantaine de pompiers ont été mobilisés.
"Par ailleurs, huit maisons ont été évacuées (15 personnes au total) par sécurité", a ajouté la préfecture en début d'après-midi.
"L'aile de l'avion a arraché une partie de la toiture sur la façade nord de notre maison. Les dégâts sont impressionnants: les arbres et le cabanon étaient en feu quand mon épouse a été évacuée", a témoigné au quotidien Le Télégramme Patrick Kauffer, un habitant de Pluvigner.
Selon la préfecture du Morbihan, cet avion "n"était pas armé et son chargement est en cours d'expertise".


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine