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Crise économique

L’Association des commerçants de Beyrouth craint une récession

Le président de l’ACB, Nicolas Chammas (au centre), a rappelé les principales revendications des commerçants. Photo P.H.B.

Le président de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) Nicolas Chammas – qui est aussi le secrétaire général des organismes économiques, une organisation patronale – a affirmé lors d’une réunion « d’urgence » hier organisée à Beyrouth « craindre » que l’économie libanaise soit « en récession » cette année.

Soulignant que le pouvoir d’achat des ménages était « faible », M. Chammas a en outre indiqué que la période estivale avait été « la pire de l’année » pour les commerçants, qui font face au ralentissement de l’activité économique depuis le début du confit syrien en 2011. Au premier semestre, l’activité de détail avait reculé de 6 %, selon l’indice trimestriel publié par l’ACB et Fransabank. Le responsable a également indiqué que le prolongement de la crise avait désormais d’importantes conséquences sociales assurant que certaines familles en étaient réduites à « acheter le lait à la cuillère » pour leurs enfants.

Il a en outre une nouvelle fois exhorté les dirigeants du pays à ne pas intégrer de nouvelles mesures alourdissant la fiscalité dans le budget 2020, dont l’avant-projet est actuellement débattu en Conseil des ministres (voir par ailleurs). Il a de plus critiqué les mesures protectionnistes – de nouvelles taxes sur certains produits importés – récemment adoptées par le gouvernement pour soutenir l’industrie nationale. Opposé à une dévaluation de la livre libanaise – qui est arrimé au dollar depuis 1997 – il a soutenu, en citant des chiffres de la Banque du Liban, que si la monnaie nationale était « dévaluée de 1 %, le pouvoir d’achat des Libanais diminue de 0,7 % ».

Grève des distributeurs de carburant

L’ACB est régulièrement montée au créneau ces dernières années pour dénoncer la dégradation globale et prolongée de l’activité économique, la croissance qui pourrait être nulle voire négative cette année, selon les estimations qui circulent. La situation actuelle est également marquée par une limitation de la circulation de dollars sur le marché, la BDL et le secteur bancaire tentant de garder le contrôle sur leurs devises pour maintenir l’équilibre financier fragile du pays.Une situation qui est à l’origine d’une grève des distributeurs de carburant qui a eu lieu hier à l’appel de leurs syndicats, ces professionnels qui encaissent une grande partie de leurs revenus sur le marché en livres devant en effet rémunérer leurs fournisseurs en dollars. Le mouvement, qui a été suivi à 97 % selon l’Agence nationale d’information, a été suspendu hier à 19h et ne doit en principe pas se poursuivre aujourd’hui. Le Conseil des ministres s’est saisi du dossier mardi à la demande du ministère de l’Énergie et de l’Eau.

P.H.B. avec M.A.


Le président de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) Nicolas Chammas – qui est aussi le secrétaire général des organismes économiques, une organisation patronale – a affirmé lors d’une réunion « d’urgence » hier organisée à Beyrouth « craindre » que l’économie libanaise soit « en récession » cette année.

Soulignant...

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